Le zonage commercial dans le centre-ville : au service de la��attractivitA� touristique ou des habitants ?

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Un article publiA� sur le site de l’ARAU

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Campagne publicitaire de la Ville de Bruxelles pour la
promotion du commerce dans le centre (photo : Isabelle Marchal)

La Ville de Bruxelles a des leviers mais doit sa��A�manciper du marchA�a��

La phase test du piA�tonnier est en cours depuis maintenant plus de deux mois et la��enquA?te publique sur le rA�amA�nagement dA�finitif vient de dA�marrer. Si la��usage du piA�tonnier sera en partie conditionnA� par les types da��amA�nagements choisis, cet usage sera avant tout dA�terminA� par les fonctions que le piA�tonnier accueillera. Parmi celles-ci, la fonction commerciale (y compris la��horeca) constitue un aspect dA�terminant quant aux usages (et donc, a fortiori, aux usagers) qua��on retrouvera dans le pA�rimA?tre du piA�tonnier.

DA?s le lancement de son projet de A� nouveau cA�ur pour Bruxelles A� en janvier 2014, la Ville a fait du (re)dA�veloppement du commerce en centre-ville un de ses principaux objectifs ; la��ambition (dA�clarA�e) du CollA?ge A�tant de soutenir le commerce de proximitA� mais aussi le commerce de destination. Comment la Ville de Bruxelles entend-elle atteindre ces objectifs ? Quels sont les outils, les leviers dont elle dispose ? A-t-elle les moyens de ses ambitions ? Ce (re)dA�veloppement commercial rA�pond-il avant tout aux besoins des habitants ou A� ceux des visiteurs da��un jour (touristes, A� shoppers A�) ? Quels sont les risques, les piA?ges A� A�viter ? Comment prA�server la��offre commerciale utile ?

Afin da��A�viter les dA�rives monofonctionnelles (rue Neuve, presque exclusivement dA�volue aux grandes chaA�nes multinationales da��habillement, rue des Bouchers oA? rA?gnent les restaurants peu qualitatifs destinA�s aux touristes, quartier Saint-GA�ry devenu une grande terrasse de cafA�) et de rA�pondre aux besoins des habitants en matiA?re de commerces de proximitA�, la��ARAU demande que la Ville de BruxellesA�:

  • inscrive son action dans les procA�dures (enquA?tes publiques, A�tudes da��incidences), les objectifs et les outils rA�gionaux. En matiA?re da��urbanisme commercial, pourquoi inventer un schA�ma de dA�veloppement commercial et un web observatoire du commerce alors que des outils existent chez AtriumA�?
  • assigne A� sa RA�gie fonciA?re des objectifs clairs en matiA?re da��attribution de ses cellules commerciales voire, si nA�cessaire, modifie son mandat en ce sens.
  • utilise A� bon escient les leviers A� sa disposition dans le domaine de la��urbanismeafin deA�:
    • lutter contre la��expansion incontrA?lA�e de la��horecaA�;
    • empA?cher de trop fortes concentrations des mA?mes fonctionsA�;
    • empA?cher le remembrement de parcellesA�;
    • empA?cher la suppression de logements par la��extension de commercesA�;
    • contrA?ler le respect des permis da��urbanisme, en particulier concernant le logement temporaire (appart-hA?tels, Airbnb)A�;
    • poursuivre les infractions urbanistiques (enseignes, terrasses, etc.), en particulier dans la��Ilot SacrA� et sur les boulevards.
  • utilise les pouvoirs de police, de maniA?re transparente et concertA�e, afin de rA�glementer les horaires da��ouverture des cafA�s.
  • coopA?re avec les autres niveaux de pouvoir de maniA?re A� opA�rer des contrA?les plus rA�guliers des rA?gles sanitaires et du respect des lois sociales dans la��horeca.