Les chiffres ne disent pas tout…

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Interview rA�alisA�e devant le siA?ge de la CSC (croisement des rues Van Artvelede, Pleeticnkx et Saint Christophe) le jeudi 6 juin 2013 en direct du journal de 18 heures de TA�lA� Bruxelles.

Durant les 3 minutes que dure l’interview, on peut voir que mA?me quand le circulation est dense, elle reste fluide. On compte 30 voitures, 3 camionnettes et 1 camion.

Les images en direct dA�marrent vers la 40A?me seconde.

MA?me dA�cor, mA?me heure, images tournA�es ce lundi 29 fA�vrier. On compte A�galement une trentaine de vA�hicules. Mais elles rendent compte d’une rA�alitA� trA?s diffA�rente de la situation prA�cA�dente : pare-choc contre pare-choc, trafic congestionnA�e, pollution A� l’avenant… En les visionnant en parallA?le, le constat est encore plus saisissant !

La Ville de Bruxelles dA�ment pourtant formellement qu’il y ait eu un report de circulation dans les petites rues latA�rales, autour du piA�tonnier.

Concernant les taux de pollution qui aurait baissA� de maniA?re spectaculaire dans le centre-ville, on peut A�galement s’interroger, le Pentagone ne disposant que d‘une seule station de mesure de la qualitA� de la��air (Sainte Catherine, Quai aux Briques) et que, de surcroA�t, elle na��est pas A�quipA�e pour mesurer les particules fines.

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Et pour rappel…

Cet extrait d’un courrier signA� par 130 commerA�ants des rues Van Artevelde et environs immA�diats, dans le cadre de l’enquA?te publique sur l’amA�nagement du piA�tonnier (mi-octobre 2015).

A� 2A� MobilitA�/Pollution atmosphA�rique et sonore :

Depuis la mise en place du piA�tonnier, nous subissons une forte pollution tant sonore qua��atmosphA�rique. La rue Van Artevelde A�tant en effet situA�e sur la boucle de desserte, elle est empruntA�e par A�normA�ment de vA�hicules, que ce soit des voitures, des bus (touristiques ou locaux), des camions de livraison, etca��

La phase-test nous a rA�vA�lA� que la circulation pouvait A?tre trA?s rapidement ralentie, voire A� la��arrA?t, dA?s qua��un petit a�?incidenta��, quel qua��il soit, se produisait au bout de la rue.

Nous constatons des embouteillages A� partir de 15 heures, tous les jours. Cela entraine une grande nervositA� et agressivitA� chez les conducteurs, qui klaxonnent et sa��insultent trA?s souvent. Ce stress se rA�percute sur les autres usagers de la rue, et notamment sur nos clients.

Nous avons A�galement notA� un effet de circulation en accordA�on quand il na��y a pas da��embouteillage en continu : la rue Van Artevelde A�tant une ligne droite, les automobilistes roulent soit beaucoup trop vite quand la rue est dA�gagA�e, soit sont A� la��arrA?t, dA?s que la rue sa��engorge.

Par ailleurs, il y a toute la journA�e des bus touristiques et des camions de livraison qui sa��arrA?tent en double file devant chez nous, pour des durA�es variables, crA�ant des embarras de circulation et des situations dangereuses, notamment pour les cyclistes arrivant A� contresens, car les vA�hicules utilisent la piste cyclable pour dA�passer les camions et bus A� la��arrA?t.

Les bus touristiques sont trA?s frA�quents (avec des pics environ toutes les 10 minutes les samedis). Ils sa��arrA?tent en double file (et, en fait, sur la piste cyclable a�?suggA�rA�ea��) entre une et cinq minutes pour faire monter les touristes, sans couper leur moteur.

Les vA�hicules de livraison sont trA?s souvent des camions rA�frigA�rA�s. Ils sa��arrA?tent entre 10 minutes et une demi-heure (quand ils ont plusieurs livraisons A� faire sur le piA�tonnier) et gardent forcA�ment leur moteur allumA�.

Nous avons donc toute la journA�e, en plus du trafic dense, des vA�hicules A� la��arrA?t qui sont A� la fois bruyants et polluants. Avec pour rA�sultat que beaucoup da��entre nous ont la nausA�e vers le milieu de la��aprA?s-midi et que nous fermons nos portes pour limiter le vacarme et la��odeur des pots da��A�chappement, ce qui na��est malheureusement pas trA?s accueillant pour les clients.

Nous pouvons aisA�ment croire que la qualitA� de la��air se soit amA�liorA�e sur le piA�tonnier, mais pour les commerA�ants et les habitants en dehors de cette zone, ca��est une rA�elle catastrophe et un vrai problA?me de santA� publique. A�