Beer Temple – Avis de la Commission de concertation attendu

Beer Temple – Avis de la Commission de concertation attendu ce 17/10

Mercredi dernier, 11 octobre, avait lieu la commission de concertation sur le projet de Beer Temple, rebaptisA� A�A�BeursBourseA�A�. Une soixantaine de citoyens y assistaient, de nombreuses remarques ont A�tA� A�mises ou des questions, posA�es.

  • Personne ne s’oppose A� la restauration du bA?timent de la BourseA�!

    MAIS…

  • L’affectation du lieu A� un A�A�Temple de la BiA?reA�A� est trA?s critiquA�e. Plusieurs intervenants dA�plorent que cette nouvelle affectation n’ait fait l’objet d’aucun consultation des citoyens.

 

  • Personne ne s’oppose A� l’ouverture du bA?timent au public !

    MAIS…

  • Plusieurs intervenants critiquent, au contraire, la privatisation du lieu, sous le couverture d’une ouverture (des portes) au public.

A la question du financement, soulevA�e A� plusieurs reprises, aucun des membres de la commission ni gestionnaires du projet n’ont rA�pondu.

Ce sont de simples citoyens qui, se basant sur d’anciens articles de presse, ont fourni les chiffres suivantsA�:

Fonds publicsA�:

  • Fonds FEDER (Europe, destinA� A� promouvoir la��emploi) : 7,2 millions a��

  • VILLE : 5 millions a�� (ce na��est pas clair si elle apporte du cash ou si elle considA?re la��apport en nature de son bA?timent comme valant 5 millions a��)

  • Accord BELIRIS : 5 millions a��

  • REGION de Bruxelles-Capitale : 5 millions a��

TotalA�:
22,5 millions d’euros si les 5 millions de la Ville sont la valeur du bA?timent,
27,5 millions d’euros si les 5 millions de la Ville sont apportA�s en cash.

Apport du privA�A�:

  • Association des A�A�Brasseurs BelgesA�A�A�: 5 millions a��

SourceA�: http://www.lalibre.be/regions/bruxelles/des-concepteurs-gantois-et-bruxellois-pour-convertir-la-bourse-en-un-temple-de-la-biere-559eb2273570e4598cd7f972

Dans tous les cas de figure, l‘apport du public est largement prA�pondA�rant dans ce projet, au bA�nA�fice de la trentaine de brasseurs (*) qui sont parties prenantes au projet.

Par ailleurs, l’ A� avis favorableA�A� de CRMS (Commission Royale des Monuments et Sites) en a surpris plus d’un, en dA�pit des rA�serves sur la pose du auvent (A�A�geste architectural A�vanescentA�A�) et sur l’A�ventrement du soubassement pour y pratiquer une entrA�e (justifiA�e, selon les auteurs du projet, par le flux attendu des visiteurs).

Quel que soit l’avis rendu par la commission de concertation, probablement A�A�favorable assorti de rA�servesA�A�, la Platform Pentagone continue de suivre le dossier et tentera d’apporter des A�claircissements sur les nombreuses questions, notamment d’ordre juridique, restA�es sans rA�ponse.

A suivre, donc…

La pA�tition a recueilli, A� ce jour, plus de 6.000 signatures

https://www.change.org/p/12309619/

(*) L’ASBL A�A�Belgian BrewersA�A� (NA� d’entreprise 552.705.208) est constituA�e d’une trentaine de sociA�tA�s brassicoles parmi lesquelles on trouve notamment InBeV Belgium, Duvel Moortgat, Alken Maes, John Martin (importateur, Gordons’Beer) et des brasseries de moindre calibre (Het Anker, Brasserie de Silly, Boon), situA�es pour la plupart en Flandres (21 brasseries), mais aussi en Wallonie (7 brasseries).
L’asbl ne compte aucune brasserie bruxelloise parmi ses membres.




SAUVONS LA BOURSE ! PA�TITION

Un Temple de la BiA?re InBEV : NON
DA�figurer un bA?timent historique et classA� : NON
Un lieu d’expositions permanentes de qualitA� : OUI
PA�TITION EN LIGNE : Cliquez ICI ou SUR l’IMAGE




D’autres modA?les de piA�tonnier sont possibles : les suggestions de la Platform Pentagone

Rappel des diffA�rents scA�narios proposA�s
dA?s janvier 2016 par la Platform Pentagone

Dans un plan de mobilitA� A�laborA� dans les rA?gles,
ces scA�narios auraient pu figurer dans une A�tude d’incidences
et A?tre soumis A� un vA�ritable processus de concertation
avec l’ensemble des acteurs du dossier

  1. Une piA�tonisation mieux partagA�e

    Le principe de 50 ha de zones piA�tonnes, mais plus modestes, plus conviviales, rA�parties sur de petites places et rues de la��ensemble du Pentagone, plutA?t que les boulevards centraux (scenario A� no car A� du bureau Secchi-Vigano publiA� par la rA�gion dans
    Bruxelles 2040, trois visions pour une mA�tropole). Ce scA�nario aurait, en outre, l’avantage de rA�duire considA�rablement les coA�ts du projet.

  2. Scenario A� trafic limitA� A�

    Mise en place da��une A� zone A� trafic limitA� A� dans tout le pentagone (accA?s rA�servA� aux riverains, jeu sur la temporalitA� des accA?s), modA?le de plus en plus repris en Italie et en France A� la faveur des habitants.

  3. Scenario A� espace partagA� A�

    Un espace partagA� permettrait de donner la prioritA� non seulement aux piA�tons mais aussi aux cyclistes et aux transports en commun. Dans tous les cas, un projet de rA�amA�nagement du centre-ville ne peut faire la��A�conomie, comme la Ville la��a fait arbitrairement, de la coopA�ration avec la STIB et la RA�gion en vue du renforcement de la��offre de transports en commun de surface, plus visible et confortable que le souterrain et, par exemple, la��A�tude da��une ligne de tram en surface

  4. Scenario A� Plan communal de mobilitA� (PCM) bis A�.

    Beaucoup la��ignorent mais la Ville a A�laborA� en 2009-2011 un Plan communal de mobilitA� qui comprenait des A�tudes sA�rieusement menA�es. La moindre des choses dans le cadre de la continuitA� administrative, du respect de la��administration, du public et des bureaux da��A�tudes concernA�s, serait de repartir de ce plan. La partie relative au Pentagone A�tait basA�e sur une sA�rie de boucles de dessertes visant A� A�vacuer le trafic de transit de la��hyper-centre et A� favoriser la��habitat.

  5. Scenario Plan Nomo bis

    Ce scenario, largement soutenu par les associations et les spA�cialistes de la mobilitA� comprenait globalement moins de voitures (objectif 50%) par la��application du Plan Nomo de 2000.

    NB : Ces diffA�rents scA�narios n’excluent en rien d’autres mesures, en amont du centre-ville, notamment:
    – parkings de dissuasion et pA�age A� l’entrA�e de la RA�gion bruxelloise,
    – renforcement des transports en commun : pour rappel, plusieurs lignes de bus ont A�tA� A�loignA�es de l’hyper-centre,
    – bus ou trams sur les zones piA�tonnes (Gand, Bordeaux, Montpellier, Londres,…).




Commission de concertation : Extraits sonores et revue de presse

A A�couter…

Quelques interventions de participant.e.s A� la commission de concertation du mercredi 26 avril.

Dans le dA�tail :

Marie-Anne Swartenbroekx, juriste et habitante du quartier Notre-Dame aux Neiges.
Aspects juridiques, pollution autour du piA�tonnier, spA�culation

Isabelle Marchal, habitante du Nouveau MarchA� aux Grains.
Miniring, pollution, transports en commun, spA�culation

Marie Caraj, habitante du quartier Saint GA�ry
EvA�nementiel, nuisances sonores

ValA�rie Berckmans, commerA�ante rue Van Artevelde
Miniring, accessibilitA� du centre-ville, difficultA� des commerA�ants

FranA�ois Belleflamme, avocat des commerA�ants
Aspects juridiques, mobilitA�, accessibilitA� du centre-ville

Hassan Kessas, commerA�ant de la rue du Midi
Aspect mobilitA�, accessibilitA� en ville, compA�tences, participation, dA�mocratie

AndrA� Lhoits, habitant de la rue Antoine Dansaert
AbsurditA� du projet, amA�nagement, miniring, accessibilitA� en transports en commun, interdiction de manifester

Andy Lahou, habitant de Forest et usager du centre-ville
Urbanisme, effets cumulA�s des travaux, accessibilitA� et confort des transport en commun, espace public, Horeca, espaces verts, patrimoine.

 

REVUE DE PRESSE

Voici quelques A�chos de la commission de concertation. Un bon retour, ce qui n’A�tait pas gagnA� d’avance, vu que la Ville avait trA?s peu communiquA� sur l’enquA?te publique et sur cette commission.

Et ensuite ?

Il ne faut pas s’attendre A� des surprises et il est (plus que) probable que dA?s vendredi, la commission rendra un avis favorable, A�ventuellement assorti de conditions, comme c’A�tait le cas lors de la demande de permis prA�cA�dente. Les A�lA�ments principaux n’ayant pas fondamentalement changA� (absence d’A�tude d’incidences, rapport d’incidence lA�ger et limitA� au pA�rimA?tre du pentagone, pas de concertation) le permis qui en dA�coulera fera certainement l’objet de recours.


Action ?

Dans les semaines qui viennent, une action de blocage du miniring est envisagA�e, l’idA�e en avait A�tA� lancA�e lors de la derniA?re rA�union plA�niA?re de la Platform.

A suivre…

D’ici lA�, continuez de diffuser, autour de vous, l’idA�e que
.
A�




EnquA?te publique, deuxiA?me demande – Documents et observations

L’enquA?te publique a commencA� le 13/03/2017 et se termine le 11/04/2017 et la commission de concertation publique est prA�vue le mercredi 26 avril 2017 (heure A� dA�terminer).

L’ensemble des documents relatifs aux deux enquA?tes publiques liA�es A� la��amA�nagement du piA�tonnier sont tA�lA�chargeables sur cette page, au bas de nos premiA?res observations.

Avis A�crits A� envoyer au plus tard le 11 avril 2017 au SecrA�tariat de la Commission de concertation au service da��urbanisme de la Ville ou par e-mail A� la��adresse :

A�Commissionconcertation.Urbanisme@brucity.be

Vous pouvez vous replonger dans la lecture des remarques formulA�es lors de la premiA?re enquA?te et dans leA� mode d’emploi que la Platform Pentagone avait rA�digA� A� l’A�poque.

 

LES OBSERVATIONS DE LA PLATFORM SUR LA NOUVELLE DEMANDE

Pour l’essentiel, les projets d’amA�nagement pour lesquels des permis sont demandA�s sont identiques A� ceux demandA�s en 2016, sous rA�serve des quelques modifications apportA�es au plan de circulation aprA?s la phase test, principalement :
remise en deux sens du Boulevard Lemonnier, rA�ouverture de la rue du Midi entre Rouppe et Bogards, rA�tablissement d’un lien entre la rue FossA� aux Loups et le boulevard Adolphe Max et lien avec le bd. Jacqmain tout en maintenant une connexion locale de la place De BrouckA?re avec le Boulevard A. Max.

Un effort a cependant A�tA� fait en ce qui concerne la publication d’A�tudes, comptages etc., qui se trouvent dans les annexes : certaines ne sont pas neuves et A�taient mentionnA�es dans le prA�cA�dent permis (retirA�) mais n’avaient pas A�tA� soumises A� enquA?te publique; d’autres sont neuves. On y trouve mA?me deux A�tudes indA�pendantes qui apportent des A�lA�ments deA�mA�thode bienvenusa��. mA?me si les auteurs du rapport d’incidences en tirent des A�lA�ments a posteriori qui leur conviennent alors que le diagnostic, qui devait constituer le socle de la dA�cision, a manquA�.

Dans certains cas, les A�tudes sont reproduites dans le rapport d’incidences : notamment une A�tude relative aux mesures d’une partie la pollution de l’air, via celle du « blackcarbon » (considA�rA� comme significatif bien qu’il ne comprenne pas toutes les formes de pollution), et une A�tude acoustique.

En d’autres termes, les autoritA�s ont A�tA� obligA�es de tenir compte d’une partie des critiques A�mises par les citoyens.A�

Cependant, sauf petite exception, le pA�rimA?tre de la zone A�tudiA�e reste inchangA�e et limitA�e aux boulevards du centre.

MalgrA� tout, les deux derniA?res A�tudes citA�es relA?vent qu’une part de la contribution locale se voie dA�sormais probablement significativement influencA�e par l’apport de polluants en provenance des rues adjacentes : contributionA�A� la pollution de l’air (p. 16); contribution au bruit en journA�e qui augmente aux extrA�mitA�s du piA�tonnier, probablement influencA� par le bruit provenant des axes routiers limitrophes (en particulier du cA?tA� de la place de BrouckA?re et de la place Annessens).

Ces constats confirment la nA�cessitA� d’A�valuer les incidences dans un pA�rimA?tre plus large.

Suite aux critiques de l’auditeur du conseil d’Etat, le plan d’amA�nagement est dA�sormais fondA� sur  » rA?glement complA�mentaire de police relatif aux voiries communales situA�e dans le Pentagone« a��.. et non plus sur des rA?gles temporaires. Pour rappel, un recours au Conseil d’Etat a A�tA� introduit contre ce rA?glement par Inter-Environnement Bruxelles et par des habitants du ComitA� Bru 1000. En effet, ledit rA?glement reprend le plan de circulation dA�cidA� sans A�valuation des incidences et sans concertation.

Cependant, un « addendum » au rapport d’incidences a A�tA� demandA� en matiA?re de mobilitA�. Il comprend une A�tude de Bruxelles MobilitA� qui examine la rA�versibilitA� de la piA�tonnisation des boulevards du centre. Bruxelles MobilitA� a examinA� quatre scA�narios : 1) le scA�nario 0 avec mise en place complA?te du piA�tonnier et de ses amA�nagements; 2) scA�nario 1 : retour A� la situation antA�rieure au piA�tonnier; 3) scA�nario 2 : ouverture du bd. Anspach aux deux sens de circulation; 4) scA�nario 3 : ouverture du bd. Anspach sur un sens de circulation.A�

L’objectif de cet exercice est de fournir une idA�e du flux de vA�hicules empruntant le Bd. Anspach en prenant en compte les amA�nagement liA�s au piA�tonnier, et en fonction de diffA�rentes organisations des circulations motorisA�es. « Les rA�sultats indiquent que l’amA�nagement proposA� pour les boulevards est compatible avec l’ensemble des configurations envisagA�es, y compris un retour au fonctionnement des circulations en cours avant le 29 juin 2015 (moyennant quelques adaptations ponctuelles sur les carrefours et l’amA�nagement de traversA�es piA�tonnes » .

Le rapport de Bruxelles MobilitA� indique donc A�que A�la��on peut conclure que le rA�amA�nagementA�des boulevards tel qua��envisagA� est assez flexible que pour permettre une rA�vision de la circulation enA�profondeur dans le futur et que, dans le cas extrA?me, il permet la rA�versibilitA� de la circulation. « LeA�choix futur du fonctionnement na��aura aucune rA�percussion, notamment en termes de mobilitA� A�.

Difficile de savoir ce qui a inspirA� cette A�tude de rA�versibilitA�.A�

Il n’en reste pas moins que deux permis de bA?tir sont demandA�s pour des amA�nagements trA?s importants et trA?s coA�teux pour la collectivitA� (Beliris, c’est aussi nous tous) sans que le maintien du piA�tonnier sur les boulevards du centre soit garanti. Entre-temps la valorisation urbaine a dA�jA� des incidences sur le marchA� foncier et immobilier.A�

 

INVENTAIRE DES DOCUMENTS

BOURSE :

Dossier PU-B918/2015 – Place de la Bourse / Rue Henri Maus / Rue de la Bourse / Rue de Tabora derriA?re la Bourse / Rue du Midi derriA?re la Bourse

(*) Ces fichiers, trA?s volumineux, peuvent A?tre obtenus en envoyant un mail A� info@platformpentagone.be

Demandes et Fiches particuliA?res

(*) Ces fichiers, trA?s volumineux, peuvent A?tre obtenu en envoyant un mail A� info@platformpentagone.be

Etudes historiques

Dossier D 928/2015 – BOULEVARD ANSPACH / PLACE DE BROUCKA?RE / BOULEVARD ADOLPHE MAX / RUE SAINT-MICHEL / BOULEVARD EMILE JACQMAIN / RUE GRA�TRY / RUE DES HALLES / RUE DU MARCHA� AUX POULETS / RUE PAUL DEVAUX / RUE JULES VAN PRAET / RUE DES PIERRES / PLATTESTEEN / RUE DES TEINTURIERS / PLACE FONTAINAS

(*) Ce fichier, trA?s volumineux, peut A?tre obtenu en envoyant un mail A� info@platformpentagone.be

Demandes et Fiches particuliA?res

 




Un point sur l’actualitA� du piA�tonnier

Depuis le mois de juin 2016, suite au retrait des permis d’amA�nagement du piA�tonnier, l’actualitA� est en stand-by. L’occasion de faire le point pour tenter de s’y retrouver sur le volet juridique de ce dossier (de plus en plus) complexe.

  1. Les recours

1.1. RecoursA�en annulationA�contre leA�plan de circulation (dA�posA�A�fin janvier 2015 par l’ARAU, IEB, BRAL et 8 habitants)

Selon l’Auditeur, le vote au Conseil communal ne constitue pas un acte juridique attaquable devant le Conseil d’Etat qui serait donc incompA�tent dans ce dossier.A�L’arrA?t est attendu pour la fin novembre-courant du mois de dA�cembre.

1.2. RecoursA�en annulationA�contre lesA�permis da��urbanismeA�(dA�posA� dA�but mars 2016 et relatifs A� la��amA�nagement du piA�tonnier par l’ARAU, IEB et 5 habitants)

ParallA?lement, unA�recours en suspension avait A�tA�A�dA�posA� parA�2 associations de commerA�antsA�du centre. Suite A� la��avis trA?s nA�gatif de la��Auditeur, les permis da��urbanisme ont A�tA� retirA�s fin juin. Les principales raisons retenues par la��AuditeurA�:

– les permis reposaient surA�18 ordonnances de police temporaires

– la lA�gA?retA� du rapport da��incidences

1.3 Recours en annulation contre le nouveau plan de circulation (dA�posA� dA�but janvier 2017 par IEB, deux habitants et une sprl s’occupant de questions de patrimoine)

 

  1. Prochaines A�tapes pour les Pouvoirs publics

La procA�dure de demande de permis est A� refaire tenant compte de la��avis de la��Auditeur. Le CollA?ge de la Ville de Bruxelles a du s’atteler en prioritA� A� la question des 18 ordonnances A�A�temporairesA�A�.

DA�but juillet, il a adoptA� les changements de circulation des rues et transmis le dossier A� la Commission de Consultation de la Circulation RoutiA?re. Ce dossier sera transmis au Ministre rA�gional des Transports, Pascal Smet, pour approbation.

Quant aux nouveaux dossiers de demande de permis, ils sont actuellement retravaillA�s en profondeur par Beliris (FA�dA�ral). Les dossiers, prA�parA�s initialement par la Ville de Bruxelles, semblent avoir A�tA� particuliA?rement bA?clA�s. Les nouvelles demandes sont attendues au plut tA?t pour fin 2016, dA�but 2017 et seront suivies d’une enquA?te publique et d’une commission de concertation.

A suivre…




Anniversaire du piA�tonnier : un an de jeu du chat et de la souris entre la Ville et la lA�galitA�

COMMUNIQUA� DE PRESSE
29 Juin 2016

Het persbericht in het NL

A�

Il faut respecter l’Etat de droit (dixit Yvan Mayeur, 16 juin 2016)

Jeudi 16 juin, alors que la Ville, la RA�gion et Beliris s’apprA?taient A� annoncer quelques modifications au piA�tonnier (et le retour des voitures A� ses extrA�mitA�s et rue du Midi), l’auditeur duA� Conseil d’Etat a rendu un avisA� favorable A� laA� suspension des permis d’amA�nagement du piA�tonnier, recours introduit par des commerA�ants du centre-ville (en parallA?le avec le recours introduit prA�cA�demment par l’ARAU, IEB, quatre riverains et une sprl engagA�e dans le respect du patrimoine, qui, lui, n’est pas suspensif).

L’avis de l’auditeur retient deux A� moyens sA�rieux A�, susceptibles d’entraA�ner la suspension des permis.

Cet avis se fonde essentiellement sur le fait que l’amA�nagement de la zone piA�tonne repose sur un Plan de circulation encore en phase de test au moment de la dA�livrance du permis et surtout, sur dix-huit ordonnances de police temporaires, des mesures par dA�finition limitA�es dans le temps et nullement destinA�es A� A?tre pA�rennisA�es sans dA�bat. Le A� Plan de circulation A� adoptA� en dA�cembre 2014 par le Conseil communal, A� l’origine du piA�tonnier, ressort A�galement fragilisA� du rapport de l’auditeur.

En A� retirant A� ses permis, ce 28 juin, soit A� la vieille des plaidoieries, la RA�gion espA?re A�viter une dA�cision qui entA�rinerait, noir sur blanc, le caractA?re illA�gal du projet. Une manoeuvre de plus qui ne fait que renforcer le malaise autour de la lA�gitimitA� de ce piA�tonnier, imposA� coA�te que coA�te.

Les raisons de la contestations : esprit de contradiction ou appel au respect de l’Etat de droit?A�

S’appuyant sur l’indA�niable A� capital sympathie A� du principe de piA�tonnier dans le centre, la Ville de Bruxelles s’est crue autorisA�e A� brA�ler les A�tapes lA�gales, d’abord en refusant le dA�bat sur le Plan de circulation, qui n’a A�tA� rendu public que tardivement, en l’imposant ensuite en dehors des procA�dures requises, en A�vitant enfin de faire rA�aliser une A�tude d’incidences qui aurait permis d’A�viter de nombreuses failles et faillites…

Ce 29 juin 2016, un an aprA?s la fermeture des boulevards du centre A� la circulation automobile, le capital sympathie du piA�tonnier a fondu, la mobilitA� est loin d’A?tre s’A?tre amA�liorA�e et une grande partie du Pentagone souffre du report de circulation vers de nombreuses petites rues. Loin d’A?tre incitA�s A� emprunter les transports en commun (dont l’offre a paradoxalement A�tA� dA�gradA�e), la plupart des automobilistes ont prA�fA�rA� changer de destination plutA?t que de modifier leurs habitudes. Une autre culture de la ville ne se dA�crA?te pas…

Les positions se sont A� ce point crispA�es que certains souhaitent un retour pur, simple et dA�finitif A� la situation d’avant le 29 juin 2015. La Plaftorm Pentagone dA�plore ce clivage, fruit d’un piA�tonnier mal pensA� par la Ville qui, depuis sa tour d’ivoire, vante la vitrine et mA�prise les victimes.

La Platform Pentagone, plus que jamais dA�sireuse d’un vA�ritable projet de sociA�tA� pour une ville apaisA�e, appelle au respect des formes lA�gales dont l’objectif est prA�cisA�ment de concilier les diffA�rents intA�rA?ts lors de la mise en place d’un projet. A fortirori, un projet de cette envergure, dont il convient de se demander, au vu de l’A�nergie dA�ployA�e par les autoritA�s pour contourner les procA�dures lA�gales, s’il ne relA?ve pas davantage de la spA�culation immobiliA?re que d’un sympathique projet de « centre-ville apaisA� ».

Faut-il accepter la politique du fait accompli ?

Face A� la crainte d’un retour en arriA?re dA�finitif, certains sont prA?ts A� soutenir a�?malgrA� touta�? ce piA�tonnier, dans l’espoir de corriger le tir en cours de route. Or, l’avis de l’auditeur vient nous rappeler que celui-ci est surtout et avant tout illA�gal. Si le Conseil d’Etat considA?re le retrait in extremis des permis comme une simple pA�ripA�tie, cet avis a de fortes chances d’A?tre suivi.

Dans ce dossier dA�licat, trop souvent rA�duit A� une discussion A� pour ou contre A�, le danger bien rA�el de prA�cA�dent ne semble pas prA�occuper un grand nombre d’acteurs. Quand nous aurons acceptA� l’illA�galitA� du piA�tonnier parce que c’est un projet qui va A� dans le bon sens A�, comment ferons-nous pour contester par la suite un autreA� projet qui irait dans le mauvais sens ?

D’autres dossiers en cours A� la Ville de Bruxelles, mais aussi au niveau rA�gional, dA�montrent A� quel point le bras de fer entre « passage en force et « respect des procA�dures » risque de faire replonger tout le territoire bruxellois dans un urbanisme du A� fait accompli A�, que nous avons mis tant d’annA�es A� dA�passer, et A� renforcer le rejet de la classe politique par la population.

DA�bat citoyen, projet serein

La Platform Pentagone appelle une nouvelle fois la Ville de Bruxelles A� repartir sur des bases saines, A�tayA�es par une A�tude d’incidences approfondie et soutenue pas un processus de concertation (A� ne pas confondre avec une succession d’apartA�s) synonyme d’un vA�ritable dA�bat public, citoyen, adulte et serein. Il faut objectiver et rA�soudre les problA?mes, en particulier ceux qui sont rencontrA�s par les riverains et les commerA�ants aux abords du piA�tonnier.

La Charte de la Plateform Pentagone reprend les critA?res phare d’un projet commun tournA� vers l’avenir. Ces critA?res inclusifs sont rA�affirmA�s dans la pA�tition de la Platform Pentagone qui a recueilli (en ligne et sur papier) plus de 7.000 signatures.

D’autres modA?les de piA�tonniers sont possibles : les suggestions de la Platform Pentagone

Miroboly_Mai2016




Verjaardag van de voetgangerszone: een jaar spel van kat en muis tussen de Stad en de wettigheid

PERSBERICHT
29 Juni 2016

Le communiquA� en FR

De rechtstaat dient gerespecteerd te worden (dixit Yvan Mayeur, 16 juni 2016)

Op 16 juni, toen de Stad, het Gewest en Beliris op het punt stonden om enkele wijzigingen aan de voetgangerszone aan te kondigen, onder meer de terugkeer van voertuigen aan de uiteinden ervan en aan de Zuidstraat, kwam de auditeur van de Raad van State roet in het eten gooien. Hij gaf een positief advies over de vraag om de vergunning, toegekend voor de aanleg van de voetgangerszone, op te schorten. Het beroep tegen deze vergunning werd ingediend door de handelaars van het stadscentrum. Dit beroep werd voorafgegaan door een ingediend door ARAU, IEB, vier bewoners van de stad en een bvba die het respect van het patrimonium nastreeft. Maar dit laatste beroep is niet opschortend.

Het advies van de auditeur houdt twee ‘ernstige zaken’ in die het mogelijk maakt om de vergunning op te schorten.

Het advies is voornamelijk gebaseerd op het feit dat de aanleg van de voetgangerszone, op het moment van de toekenning van de vergunning, berustte op een Circulatieplan dat zich nog in een testfase bevond en, wat erger is, berustte op achttien voorlopige politieverordeningen. Maatregelen die per definitie beperkt zijn in tijd en niet getroffen zijn om zomaar zonder discussie aanvaard te worden. Het auditeursverslag heeft het ‘Circulatieplan’, dat in december 2014 door de gemeenteraad is aanvaard en dat als basis diende voor de aanleg van de voetgangerszone, ook zwakker (lees: aanvechtbaarder) gemaakt.

Door het intrekken van de vergunningen op 28 juni, dit is aan de vooravond van de pleidooien bij de Raad van State, hoopt het Brussels Gewest te voorkomen dat een beslissing het illegaal karakter van het project zou bekrachtigen. Een zoveelste zet die de malaise rondom de wettigheid van deze opgedrongen voetgangerszone enkel maar bevestigt.

Het waarom van de protestbeweging: tegenspraakdrift of roep naar respect van de rechtstaat ?

De stad Brussel heeft zich veroorloofd, zich baserend op de onbetwistbare sympathie die initieel uitging van een voetgangerszone in het stadscentrum, om enkele (wettelijke) stappen over slaan. Vooreerst door het overleg te weigeren over het Circulatieplan, dat trouwens pas zeer laat bekend is gemaakt. Vervolgens door vereiste procedures over te slaan. En ten slotte door een noodzakelijke effectenstudie te ontwijken, waardoor vele tekortkomingen hadden kunnen vermeden worden.

We zijn nu bij 29 juni 2016 aanbeland, een jaar na de afsluiting van de Centrale lanen voor het autoverkeer, en de onbetwistbare sympathie voor de voetgangerszone is gesmolten als sneeuw voor de zon. Het mobiliteitsprobleem is verre van opgelost en een groot gedeelte van de Vijfhoek lijdt onder de verplaatsing van de verkeersdrukte naar de smalle straten rondom deze zone. Vele automobilisten hebben verkozen om het stadscentrum te vermijden in plaats van hun gewoontes aan te passen, door bijvoorbeeld gebruik te maken van het openbaar vervoer, dat paradoxaal genoeg wel gekortwiekt is geweest. Een andere manier van handelen, van leven, kun je nu eenmaal niet opleggen.

De zaken zijn intussen zodanig uit de hand gelopen dat sommigen zelfs wensen om (definitief) terug te keren naar de toestand van vA?A?r 29 juni 2015. Platform Pentagone betreurt deze tegenstelling. Het resultaat van een slecht bedachte voetgangerszone door de stad, die vanuit haar ivoren toren, fier is op haar verwezenlijkingen maar geen oog heeft voor de nare gevolgen ervan.

Het Platform Pentagone roept op dat de wettelijke normen worden toepast, dat nu net beoogt om tegenstrijdige belangen met elkaar te verzoenen, zeker in verband met dit mastodontproject. Het Platform is meer dan ooit voorstander van een echt maatschappelijk project dat mensen dichter bij elkaar brengt. Wij vragen ons trouwens af of de middelen, die de gezagsdragers zich met man en macht toeA�igenen om de wettelijke procedures te omzeilen, niet horen bij vastgoedspeculatie eerder dan bij een sympatiek project voor het stadscentrum.

Moeten wij een politiek van het ‘voldongen feit’ aanvaarden ?

Omdat sommige mensen een terugkeer naar vroeger vrezen, zijn zij toch bereid om, ondanks alles, toch deze voetgangerszone te aanvaarden, in de hoop er nadien nog iets degelijks van te maken. Maar het advies van de adviseur doet ons eraan herinneren dat de stedenbouwkundige vergunning bovenal onwettig is. Indien de Raad van State de, op het nippertje, teruggetrokken vergunning als een futiele wending beschouwt, dan heeft dit advies een goede kans om gevolgd te worden.

In dit delicaat dossier, dat teveel teruggebracht wordt tot een discussie ‘voor of tegen’, schuilt het gevaar erin dat dit een precedent schept. Vele actoren schijnen zich daar niet van bewust te zijn of maken zich daarover geen zorgen. Als wij deze illegale situatie aanvaarden omdat we denken dat die ‘de goede richting’ uitgaat, hoe kunnen we dan vervolgens nog reageren op een projet dat ‘de slechte richting’ uitgaat ?

Indien de Raad van State het advies van de auditeur bevestigt en onze politieke vertegenwoordigers dit zouden negeren, dan zou dit betekenen dat zij een groot deel van de regionale reglementsomkadering, die gedurende 40 jaar door de molen van het publiek debat is gedraaid, zonder reden naast zich neer zouden leggen.

Het schipperen, bij andere Brusselse stedelijke en regionale dossiers, tussen ‘zaken forceren’ en ‘procedures respecteren’ zorgen ervoor dat wij stilaan neigen naar een stedenbouw van het ‘voldongen feit’, iets waartegen wij al jaren strijden. Dit versterkt tevens de afschuw van de bevolking tegenover de politieke klasse.

Burgerlijk debat, sereen project

Het Platform Pentagone vraagt wederom dat de stad Brussel (her)start op een gezonde basis, ondersteund door een grondige effectenstudie en een echt sereen volwassen publiek debat (niet te verwarren met enkele onderonsjes). Problemen van, vooral, bewoners en handelaars rond de voetgangerszone, moeten op een objectieve manier opgelost worden.

Het Handvest van Platform Pentagone herneemt de belangrijkste criteria van een toekomstgericht gemeenschappelijk project. Deze criteria worden hernomen in de petitie van het Platform Pentagone, dat tot op heden meer dan 7.000 handtekeningen telt.

Andere voorbeelden van voetgangerszone zijn mogelijk: http://www.platformpentagone.be/scenarios/




Enfin, un Point Info sur le piA�tonnier !

N’ayons pas peur de le dire, la rA�cente interview d’Yvan Mayeur dans l’Echo, plus qu’un Point Info, c’est une vA�ritable mine de renseignements ! DA?s le premier paragraphe, on y apprend que A� le piA�tonnier n’est qu’un outil de la stratA�gie mise en place dans le centre-ville A�.

Cette stratA�gie devrait, en toute logique, rencontrer les objectifs annoncA�s de ce projet. Vous savez: la mobilitA�, la qualitA� de l’air et de vie en ville, la rA�appropriation de l’espace public par les citoyens, le Pentagone A� apaisA� A�… Pourtant, A� la lueur de cette interview, rien n’est moins sA�r.

Maquette

Plus personne ne l’ignore, depuis la mise en place de son piA�tonnier, la Ville de Bruxelles doit faire face A� une fronde grandissante des commerA�ants, sur le pA�rimA?tre du piA�tonnier ou autour. AprA?s avoir ri (septembre), niA� (octobre) mis en cause (novembre) la bonne santA� prA�alable des commerces menacA�s, minimisA� (depuis) les consA�quences de son piA�tonnier, la Ville semble aujourd’hui s’accommoder plutA?t bien de cette situation.

Je ne nie pas que certains commerces ont des difficultA�s. Mais je constate aussi qua��ils sont repris.

Champagne ! Des dA�parts, des arrivA�es, c’est la vie. On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs. Les mA�contents n’ont qu’A� A� s’adapter A�.

Les commerA�ants doivent se remettre en question. Par exemple, dans chaque grande ville, la��activitA� « mode » est une activitA� importante. Mais toutes les enseignes subissent la concurrence de la��e-commerce. Il faut donc proposer autre chose. Il faut qua��on vienne A� la boutique non pas pour acheter mais pour vivre un A�vA�nement, par exemple en organisant une rencontre avec le crA�ateur.

Parlant de la mode, justement, il y a dA�jA� des tas de boutiques qui le font : un coup dans l’eau, donc. Et tous les types de commerce n’ont pas nA�cessairement vocation A� faire A� vivre un A�vA�nement A� A� leurs clients pour sublimer l’acte d’achat… de produits de premiA?re nA�cessitA�, par exemple. Alors quel est le message ? CommerA�ants, assez ronronnA� ! Vous entrez dans l’A?re de la concurrence effrA�nA�e, artificiellement instaurA�e par la Ville elle-mA?me, intra et extra-muros (piA�tonnier contre rue Neuve, centre-ville contre Docks et bientA?t Neo), ou lorgnant vers les autres mA�tropoles pour faire « comme » A� Paris ou « comme » A� Londres. Tiens, jamais comme A� Bruxelles. A se demander si nos politiques aiment cette ville (et s’ils la connaissent), finalement.

OA? l’on apprend (mais qui en doutait?) que les grands projets commerciaux existaient avant le piA�tonnier…

Ces projets ont A�tA� accA�lA�rA�s par le piA�tonnier et la��ensemble de notre stratA�gie, ja��en suis convaincu. Les initiateurs de ces projets sont venus me trouver en me disant qua��ils voulaient sa��inscrire dans notre stratA�gie car ils la trouvaient porteuse.

Oh ! De la concertation en amont du projet, en tA?te A� tA?te avec le bourgmestre. Habitants et commerA�ants, eux, n’ont pas eu cette chance.

La journaliste relA?ve A� juste titre que A� ce sont des projets de groupes Atenor, Besix, etc. qui parce qua��ils ont les reins solides peuvent se permettre de prendre des risques. Quid des petits commerA�ants? A�

Ces investissements vont permettre aux petites enseignes de venir sa��installer. Par exemple, dans le projet Crystal City, on a mis les balises nA�cessaires pour que les espaces soient rA�servA�s aux petites enseignes. On a une vision stratA�gique pour la ville. On sait oA? on va.

Vraiment ? Au vu des mois A�coulA�s, il est permis d’en douter.

Ce lundi 6 juin encore, lors du Conseil communal, l’A�chevine du Commerce, trA?s A�nervA�e, tentait d’expliquer qu’il fallait bien comprendre le temps perdu (un an) avant de commencer A� mettre en place certains outils, la Ville A�tant partie de zA�ro pour faire les choses convenablement… Mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir attendu d’A?tre prA?ts avant de mettre en place le piA�tonnier ? lance-t-on depuis les bancs de l’opposition. Tonnerre d’applaudissements dans la salle oA? sont rA�unis des commerA�ants et des habitants. De deux choses l’une, soit c’est de l’amateurisme, et c’est grave, soit cela fait rA�ellement partie de la A� vision stratA�gique A�A� de la Ville, et c’est encore pire !

Quid des habitantsA� et du droit au logement ?

Regardons la��immobilier dans le centre. Le privA� investit de nouveau. Il y a des nouveaux projets de galeries commerciales et de logements qui vont A?tre construits. Da��ici deux ans, il y a 1.000 nouveaux mA�nages qui vont sa��installer dans le centre et qui vont le faire vivre.

Mais cela risque de faire augmenter les prix? fait remarquer la journaliste.

Ca��est possible mais pour le moment, ca��est la��inverse qui se dA�roule. Ne tirons pas de conclusions hA?tives en affirmant que cela va faire grimper les prix. Aujourda��hui, ce qua��il est intA�ressant de constater, ca��est qua��on rend le centre-ville de nouveau attractif!

La dA�finition mA?me de la spA�culation, en quelque sorte. Et de fait, le risque de voir les prix s’envoler, A� moyen terme, est bien rA�el, y compris les prix des loyers. Mais Yvan Mayeur se veut rassurant :

On ne chasse pas les « pauvres » du centre-ville. On fait venir une nouvelle population, plus aisA�e.

Une bien belle dA�claration d’intention. Mais… peut-on savoir comment la Ville compte s’y prendre concrA?tement pour que les seconds arrivent sans chasser les premiers et pour que les propriA�taires ne succombent pas A� la tentation de rentabiliser davantage leur bien, dans le cas oA? cette stratA�gie venait A� fonctionner ? Il serait opportun, dA?s A� prA�sent, de mettre en place un mA�canisme de blocage des loyers, et que la premiA?re A� l’appliquer soit la Ville elle-mA?me, viaA� la RA�gie fonciA?re, principal propriA�taire des immeubles du centre-ville. Quelque chose de prA�vu en ce sens ?

Quoi qu’il en soit, ce qu’on perA�oit bien, A� travers cette interview, c’est que ce projet A� dont le piA�tonnier n’est qu’un outil A� n’A�voque en rien un centre-ville A� apaisA� A�, ni aujourd’hui, ni demain. On se croirait plutA?t dans une sorte de course A� l’A�chalote gA�ante, oA? certains concurrents, A�quipA�s de moteurs, possA?dent plusieurs longueurs d’avance sur les autres et dissimulent, dans leur poche, les plans du parcours remis par les organisateurs…

 




Des « ambitions » qui posent questions…

Une lecture critique du A� plus grand piA�tonnier d’Europe A�, parue dansA�Transports urbains,A� revue trimestrielle franA�aise d’information et de documentation publiA�e par le Groupement pour l’A�tude des Transports Urbains Modernes.

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Une analyse trA?s argumentA�e de la situation existante, de l’hA�ritage historique du lieu choisi, du projet et de la procA�dure suivie. En voici les conclusions :

Par diverses modalitA�s, le projet prA�sente tout A� la fois une forme d’avancA�e et une forme de recul.

A� L’avancA�e A� : le projet exprime une sociA�tA� qui A�volue vers la A� ville business A�, qui met toutes les villes dotA�es d’une ambition internationale dans une compA�tition effrA�nA�e, dA�montrA�e par le slogan assumA� de A� plus grand piA�tonnier d’Europe A� (ce qui est d’ailleurs discutable). Toutefois, le projet n’a pas d’abord A�tA� pensA� au profit d’une ville habitante, creuset d’une grande diversitA� et d’un A� frottement urbain. Sous sa forme actuelle, il est plutA?t A� sectorisant A� et conforte une sA�paration entre l’hyper-centre et le reste du pentagone.

Le A� recul A� vient essentiellement de la politique de mobilitA� assumA�e qui, sous des dessous enjolivants, nous paraA�t en fait reflA�ter la recherche d’un hyper-centre bien accessible en voiture particuliA?re pour les classes moyennes ou aisA�es habitant plutA?t en banlieue, les autres aspects A�tant de facto terriblement dA�pendants de cette logique dA�terminante : un projet brutal dans la logique, sinon du A� tout A� l’automobile A�, du moins du A� d’abord et surtout A� I’automobile.

Dans un sens A� la fois attA�nuateur et davantage intA�grateur, le projet pourrait prend la forme d’un espace partagA� (zone de rencontre) A�tendu au moins A� l’hyper-centre voire A� la plus grande partie du pentagone (aujourd ‘hui dA�jA� zone 30), qui n’exclurait pas l’automobile mais veillerait A� lui octroyer une place fort rA�duite dans l’espace public, en volume mais surtout en comportements.

ComplA�mentairement, la plupart des rues seraient remises A� double sens (tout l’inverse de ce que la Ville privilA�gie), de maniA?re A� ce qu’elles soient permA�ables.

Enfin, la Ville pourrait appuyer un nouveau projet urbain en lien avec le projet de piA�tonisation, afin de rA�duire les ruptures dues A� des projets majeurs de dA�molition-reconstruction qui ont eu lieu dans les annA�es 1960 A� 1980, en cherchant A� restituer des alignements bA?tis A� front a�� et dans le gabarit initial a�� de ces boulevards (moyennant A�ventuellement une archi-tecture rA�solument contemporaine !), veillant ainsi A� la fois A� rA�tablir une continuitA� formelle et attractive et A� renforcer la prA�sence et la force des places qui jalonnent cette trace urbaine majeure dans le centre historique de Bruxelles.

Le dossier complet

Illustration : Carte postale de Donaldville, Blasco Pisapia.