EnquA?te publique Bourse – Beer Temple : Lettre-type

BEER TEMPLE a�� ENQUASTE PUBLIQUE

Lettre-type A� envoyer A� l’Urbanisme au plus tard le 29 septembre A� minuit A�

commissionconcertation.urbanisme@brucity.be

Concerne : EnquA?te publique relative A� la demande de permis d’Urbanisme PU A-627/2017

Mesdames, Messieurs les membres de la Commission de concertation de Bruxelles-Ville,

Les boulevards centraux de Bruxelles sont le coeur de notre ville, de notre RA�gion. La Bourse est au centre de nos boulevards. Son devenir, comme celui de notre dA�mocratie urbaine, nous regarde tousA�!

Or, nous assistons actuellement, dans le coeur de A� Bruxelles, A� une multiplication de projets qui consistent trop souvent A� transformer espaces ou A�quipements publics, au profit d’activitA�s A�vA�nementielles ou touristiques et au dA�triment du patrimoine, du cadre de vie des habitants, de la mixitA� des commerces et du droit A� la ville pour tous ses usagers.

Je suis persuadA�(e) qu’il y a beaucoup mieux A� faire, avec les 30 millions d’euros de ce coA�teux projet, que de livrer la Bourse aux grands acteurs d’une A�conomie mondialisA�e.

Je vous prie donc de bien vouloir prendre note de mon opposition A� ce projet qui va dA�figurer le bA?timent de la Bourse de maniA?re irrA�versible et contribuer au dA�veloppement du tourisme festif dans le centre-ville.

[ Si vous souhaitez A?tre prA�sent.e A� la commission de concertation, insA�rez la phrase suivante ]
Veuillez noter A�galement que je souhaite assister et A?tre entendu(e) A� la Commission de concertation du mercredi 11 octobre 2017. Merci de m’informer de l’heure A� laquelle elle se tiendra.

Cordialement,

Nom, PrA�nom

[ Si vous souhaitez dA�velopper les raisons de votre opposition au projet, vous pouvez vous inspirer,A�en tout ou partie, des points suivants ]

Voici mes remarques et questionsA�:

  1. GenA?se du projet

    Comment ce projet est-il nA�A�? Qui en a eu l’idA�eA�? Dans quel cadreA�?

S’il faut saluer l’initiative d’ouverture du bA?timent de la Bourse au public, force est de constater qu’il s’agit surtout d’une mise A� disposition, sans concertation, d’un espace partiellement occupA�, au deuxiA?me A�tage, par un musA�e de la biA?re et, aux A�tages infA�rieurs ainsi qu’en terrasse, par de vastes zones, type Horeca, dA�diA�es au commerce de la biA?re.

Pourquoi na��y a-t-il pas eu une recherche plus approfondie sur la programmation et sur les possibles destinations du bA?timent ?

Pourquoi ne pas avoir associA� les citoyens A� ce processus afin d’A�veiller leur intA�rA?t, d’encourager leur participation, et, au bout du compte, d’emporter leur adhA�sion ? Depuis l’annonce la rA�affectation de la Bourse, plusieurs idA�es d’alternatives A� ce projet monolithique ont d’ailleurs spontanA�ment circulA�A�: MusA�e du Capitalisme, salle de spectacles, Maison du Peuple, MusA�e de l’Histoire de l’Immigration en Belgique, Fondation…

Le volume total disponible sur l’ensemble des A�tages du bA?timent permettrait aisA�ment d’en faire un espace multifonctionnel abritant ces diffA�rents projets.

  1. Aspect patrimonialA�: dA�molitions et transformations irrA�versibles

    1. La gaufre gA�ante surmontant le A� skybar A� :

      Outre son esthA�tique douteuse, la pose de cet A�A�auvent dorA�A�A� engendrera des dA�molitions irrA�versibles de parties de la toiture, alors que le bA?timent est classA�. A noter qu’en raison de sa localisation, la terrasse n’offrira aux visiteurs-consommateurs qu’une vue dA�cevante sur les gaines de ventilations des restaurants et des hA?tels voisins, plutA?t que sur un rA�el panorama.

      Pourquoi ce geste architectural clinquant et gratuit ?

    2. A�ventrement du soubassement de l’angle Est du bA?timentA�:

      Alors qua��il existe deux entrA�es monumentales, le choix sa��est portA� sur la crA�ation da��une troisiA?me ouverture. Celle-ci sera percA�e dans un des angles du bA?timent au niveau de la rue au Beurre et de la rue Tabora. Le projet prA�voit donc la dA�molition d’une partie de l’A�difice et l’amA�nagement d’une vitrine et d’un escalier, dans le but de mener directement les touristes, venant de la Grand Place et de la rue de Tabora, vers le Beer Temple.

      Quelle sera la prochaine A�tapeA�? Un tapis mA�canique ?

Dans les documents de la demande de permis, ces transformations, minimisA�es, sont reprises sous la formule A�A�zones dA�construites pour permettre la rA�alisation des interventions contemporaines nA�cessaires A� la rA�affectationA�A�.

Personne n’est dupe de ce jargon, il s’agit bel et bien de dA�molitionsA�: je m’y oppose fermement. S’agissant da��un bA?timent classA� et situA� la zone UNESCO, l’autorisation du percement de cette entrA�e supplA�mentaire pose questionA�!

  1. Nuisances sonores engendrA�es par le bar-terrasse

    Sur le plan des incidences pour les riverains, les documents soumis A� l’enquA?te publique contiennent des affirmations erronA�es, selon lesquelles les dA�cibels ne s’additionnent pas, avec pour conclusion que le bruit gA�nA�rA� par cette terrasse festive se mA�langeraient aux bruits des terrasses des cafA�s existants, sans nuisance supplA�mentaire.

Il s’agit lA� d’une affirmation fantaisiste, voire mensongA?re, sans doute destinA�e A� apaiser les inquiA�tudes des riverains, mais qui ne repose sur aucune base scientifique sA�rieuse. En outre, les 1.500 pages de l’enquA?te publique restent trA?s A�vasives sur les heures d’ouverture (et donc, de fermeture) du A�A�skybarA�A�, sous la gaufre gA�ante.

Les membres de la commission de concertation peuvent-ils apporter des A�claircissements sur ces pointsA�?

  1. Concurrence avec les cafA�s alentourA�: est-ce le rA?le des pouvoirs publicsA�?

AB InBev (Jupiler, Leffe,…), principal partenaire privA� du projet, est bien connu pour ses bA�nA�fices (A�normes) et le peu d’impA?ts (quelques centaines d’euros) versA�s en Belgique.

Mais ce gA�ant de la biA?re a A�galement A� son actif la fermeture arbitraire, A�A�pourA�transformationA�A�, de plusieurs cafA�s bruxellois, populaires et apprA�ciA�s (le Daric, le Liberty, et aujourd’hui le Coq, A� Ixelles, menacA� de devoir fermer ses portes fin dA�cembre).

Les raisons invoquA�es A� chaque fermeture sont floues, voire inexistantes, parlant de A�A�nouveau concept attrayantA�A� permettant da��apporter une A�A�contribution supA�rieureA�A� au quartier. De la pure langue de bois, au mA�pris de la vie des quartiers concernA�s et des liens existants, notamment dans ces cafA�s et grA?ce A� ces cafA�s oA? tout le monde se connaA�t.

Il est particuliA?rement inquiA�tant de voir les pouvoirs publics s’associer A� de tels partenaires. De plus, s’il devait voir le jour et rencontrer le succA?s escomptA� (300.000 A� 400.000 visiteurs/consommateurs sont attendus), le Beer Temple reprA�senterait immanquablement une concurrence directe et dA�loyale envers les cafA�s existants, une concurrence dont la Ville de Bruxelles serait le fer de lance.

En tant que citoyens, nous attendons des pouvoirs publics qu’ils jouent leur rA?le de rA�gulateurs entre intA�rA?ts publics et privA�s, plutA?t que de conclure, en apartA�, des projets dA�mesurA�s avec les promoteurs et les investisseurs aux appA�tits les plus fA�roces, sans culture et sans A�tats d’A?me.

  1. DA�veloppement dA�bridA� du tourisme de masse dans le centre-ville

    A�A�Nous avons fait le pari da��un Bruxelles qui na��arrA?te jamais et oA? il se passe tout le temps des choses. Plus il y a da��A�vA�nements, mieux ca��est! La��idA�e, ca��est qua��il y ait toujours quelque chose A� faire A� Bruxelles.A�A�

Ainsi s’exprimait Philippe Close, alors Echevin du Tourisme, dans, La Libre du 22 juin 2015 A� la veille de l’inauguration de Bruxelles-les-Bains et de l’ouverture du A�A�plus grand piA�tonnier d’EuropeA�A�.

Le projet transformation de la Bourse en Beer Temple, au coeur d’un piA�tonnier A�A�attractifA�A�, s’inscrit dans cette vision du potentiel du centre-ville, une vision A� trA?s court terme et sans prise en compte des incidences sur le tissu urbain existant.

Pourquoi avoir choisi un bA?timent comme la Bourse et vouloir concentrer le tourisme dans une micro-zone alors que Bruxelles regorge de Brasseries dans des quartiers A� dynamiserA�?

Certaines villes europA�ennes ont entamA� un processus de rA�flexion sur le tourisme de masse et ses limites. A�A�Vivre la villeA�A�, un rA�seau d’associations de 50 villes d’Europe, s’est mis en place pour que l’habitabilitA� en ville ne soit pas mise A� mal par un tourisme devenu envahissant.

L’une des principales nuisances constatA�e et dA�noncA�e, dans ces villes, est celle du tourisme alcoolisA�. De ce point de vue, l’affectation d’un monument de notre patrimoine A� la biA?re (essentiellement industrielle) envoie un signal particuliA?rement malvenu.

A� La��idA�e qua��il faille se battre contre les grandes mA�tropoles europA�ennes sur le marchA� de la fA?te est une idA�e relativement neuve. Elle sa��explique par la��A�mergence ces quinze derniA?res annA�es da��un nouveau segment de touristes: les A�city-breakersA�, ces touristes qui A�puisent une mA�tropole en un week-end. Le dA�veloppement concomitant des vols low-cost et da��Airbnb a fait chuter considA�rablement le prix da��un voyage A� la��A�tranger, permettant A� un public jeune de multiplier ces courts sA�jours. A�

AprA?s Berlin ou Barcelone, Paris doit-il succomber au tourisme de fA?te ?

Bonne question ! Et BruxellesA�?

A�trangA?re aux rA�flexions de fond en provenance d’autres grandes villes confrontA�es A� ces questions, A�vasive quant A� sa propre rA�flexion,A�tout porte A� croire qu’elle est prA?te A� A�A�succomberA�A� A� son tour, quitte A� faire succomber ses habitants d’A�puisement…

Or en 2016, Bruxelles-Ville A�tait la seule des 19 communes oA? le nombre des habitats qui l’ont quittA�e A�tait supA�rieur (2.260 ) A� ceux qui ont choisi de s’y installer.

Des chiffres interpellantsA�qui devraient inciter la Ville, ainsi que les membres de cette commission de concertation, A� s’interroger sur la fonction touristique, si l’on veut A�viter que la multiplication de projets (festifs, attractifs, A�vA�nementiels) actuellement en cours, finisse par A�touffer les autres.

DA�velopper un tourisme responsable qui crA�e des emplois durables, ca��est parfaitement possible : ce projet en prend, hA�las, le chemin inverse.

 

  1. NA�o-BruxellisationA�: attention dangerA�!

    Dans un passA� rA�cent, les Bruxellois ont dA�jA� payA� un lourd tribut, en termes de destruction de leur patrimoine, au nom de la a�?modernitA�a�? et de a�?l’ambitiona�?. Ils en ont conservA� un douloureux souvenir, toujours vivace, tandis que dans les universitA�s du monde entier, cette pA�riode est A�tudiA�e sous le nom de Bruxellisation et dA�finie comme la A�A�destruction d’une ville en temps de paixA�A�.

    ConjuguA� A� la multiplication des projets de grande envergure, l’agenda politique de la RA�gion fait craindre aux observateurs une nouvelle BruxellisationA�:

    • Juin 2017A�: tentative de suppression de A�A�l’avis conformeA�A� de la Commission royale des Monuments et Sites, maintenu sous la pression d’une pA�tition citoyenne, mais quelle est sa vA�ritable marge de manoeuvre ?

    • Septembre 2017A�: dA�bat et vote de la rA�forme du CoBAT, modifiA� afin de A�A�rA�pondre aux attentes du secteur immobilierA�qui A�prouve de grandes difficultA�s A� dA�velopper des projets importants vu la longueur etA�la complexitA� des procA�dures urbanistiques et environnementalesA�A�
      (Rudi Vervoort, Le Soir, 25 mars 2016).

      Une A�A�rA�formeA�A� qui supprimait tout garde-fou face aux appA�tits des promoteurs et rA�duirait A� nA�ant les voix citoyennes – habitants, comitA�s de quartier, associations – concernA�es par ces grands projets.

L’enquA?te publique de la Bourse est l’occasion de rA�affirmer notre attachement citoyen A� ces outils, garants et marqueurs d’une dA�mocratie digne de ce nom.

Une dA�mocratie que nous devons pouvoir continuer de dA�fendre au coeur de la ville, sur les marches de la Bourse, au mA?me titre que les moments de joie ou de peine partagA�es, sans avoir pour dA�cor des panneaux, nA�ons et autre matA�riel promotionnel pour un A�A�Temple de la BiA?reA�.

En espA�rant que ces marches ne soient pas, un A� beau A� jour, purement et simplement privatisA�es, au nom de l’ambition, de la modernitA�, des A� rA�alitA�s A�conomiques A� … ou du miroir aux alouettes.

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Sur Facebook
Platform Pentagone -A� Sauvons la Bourse Sauvez la Bourse du massacre

 

QUELQUES VISUELS DU PROJET

A�




D’autres modA?les de piA�tonnier sont possibles : les suggestions de la Platform Pentagone

Rappel des diffA�rents scA�narios proposA�s
dA?s janvier 2016 par la Platform Pentagone

Dans un plan de mobilitA� A�laborA� dans les rA?gles,
ces scA�narios auraient pu figurer dans une A�tude d’incidences
et A?tre soumis A� un vA�ritable processus de concertation
avec l’ensemble des acteurs du dossier

  1. Une piA�tonisation mieux partagA�e

    Le principe de 50 ha de zones piA�tonnes, mais plus modestes, plus conviviales, rA�parties sur de petites places et rues de la��ensemble du Pentagone, plutA?t que les boulevards centraux (scenario A� no car A� du bureau Secchi-Vigano publiA� par la rA�gion dans
    Bruxelles 2040, trois visions pour une mA�tropole). Ce scA�nario aurait, en outre, l’avantage de rA�duire considA�rablement les coA�ts du projet.

  2. Scenario A� trafic limitA� A�

    Mise en place da��une A� zone A� trafic limitA� A� dans tout le pentagone (accA?s rA�servA� aux riverains, jeu sur la temporalitA� des accA?s), modA?le de plus en plus repris en Italie et en France A� la faveur des habitants.

  3. Scenario A� espace partagA� A�

    Un espace partagA� permettrait de donner la prioritA� non seulement aux piA�tons mais aussi aux cyclistes et aux transports en commun. Dans tous les cas, un projet de rA�amA�nagement du centre-ville ne peut faire la��A�conomie, comme la Ville la��a fait arbitrairement, de la coopA�ration avec la STIB et la RA�gion en vue du renforcement de la��offre de transports en commun de surface, plus visible et confortable que le souterrain et, par exemple, la��A�tude da��une ligne de tram en surface

  4. Scenario A� Plan communal de mobilitA� (PCM) bis A�.

    Beaucoup la��ignorent mais la Ville a A�laborA� en 2009-2011 un Plan communal de mobilitA� qui comprenait des A�tudes sA�rieusement menA�es. La moindre des choses dans le cadre de la continuitA� administrative, du respect de la��administration, du public et des bureaux da��A�tudes concernA�s, serait de repartir de ce plan. La partie relative au Pentagone A�tait basA�e sur une sA�rie de boucles de dessertes visant A� A�vacuer le trafic de transit de la��hyper-centre et A� favoriser la��habitat.

  5. Scenario Plan Nomo bis

    Ce scenario, largement soutenu par les associations et les spA�cialistes de la mobilitA� comprenait globalement moins de voitures (objectif 50%) par la��application du Plan Nomo de 2000.

    NB : Ces diffA�rents scA�narios n’excluent en rien d’autres mesures, en amont du centre-ville, notamment:
    – parkings de dissuasion et pA�age A� l’entrA�e de la RA�gion bruxelloise,
    – renforcement des transports en commun : pour rappel, plusieurs lignes de bus ont A�tA� A�loignA�es de l’hyper-centre,
    – bus ou trams sur les zones piA�tonnes (Gand, Bordeaux, Montpellier, Londres,…).




Commission de concertation : Extraits sonores et revue de presse

A A�couter…

Quelques interventions de participant.e.s A� la commission de concertation du mercredi 26 avril.

Dans le dA�tail :

Marie-Anne Swartenbroekx, juriste et habitante du quartier Notre-Dame aux Neiges.
Aspects juridiques, pollution autour du piA�tonnier, spA�culation

Isabelle Marchal, habitante du Nouveau MarchA� aux Grains.
Miniring, pollution, transports en commun, spA�culation

Marie Caraj, habitante du quartier Saint GA�ry
EvA�nementiel, nuisances sonores

ValA�rie Berckmans, commerA�ante rue Van Artevelde
Miniring, accessibilitA� du centre-ville, difficultA� des commerA�ants

FranA�ois Belleflamme, avocat des commerA�ants
Aspects juridiques, mobilitA�, accessibilitA� du centre-ville

Hassan Kessas, commerA�ant de la rue du Midi
Aspect mobilitA�, accessibilitA� en ville, compA�tences, participation, dA�mocratie

AndrA� Lhoits, habitant de la rue Antoine Dansaert
AbsurditA� du projet, amA�nagement, miniring, accessibilitA� en transports en commun, interdiction de manifester

Andy Lahou, habitant de Forest et usager du centre-ville
Urbanisme, effets cumulA�s des travaux, accessibilitA� et confort des transport en commun, espace public, Horeca, espaces verts, patrimoine.

 

REVUE DE PRESSE

Voici quelques A�chos de la commission de concertation. Un bon retour, ce qui n’A�tait pas gagnA� d’avance, vu que la Ville avait trA?s peu communiquA� sur l’enquA?te publique et sur cette commission.

Et ensuite ?

Il ne faut pas s’attendre A� des surprises et il est (plus que) probable que dA?s vendredi, la commission rendra un avis favorable, A�ventuellement assorti de conditions, comme c’A�tait le cas lors de la demande de permis prA�cA�dente. Les A�lA�ments principaux n’ayant pas fondamentalement changA� (absence d’A�tude d’incidences, rapport d’incidence lA�ger et limitA� au pA�rimA?tre du pentagone, pas de concertation) le permis qui en dA�coulera fera certainement l’objet de recours.


Action ?

Dans les semaines qui viennent, une action de blocage du miniring est envisagA�e, l’idA�e en avait A�tA� lancA�e lors de la derniA?re rA�union plA�niA?re de la Platform.

A suivre…

D’ici lA�, continuez de diffuser, autour de vous, l’idA�e que
.
A�




PiA�tonnier- Nouvelle enquA?te publique : RA�agissez avant le 11 avril A� minuit!

PIA�TONNIER MAL PENSA�, PENTAGONE NON-APAISA�

PrA?s de deux ans aprA?s la fermeture des boulevards du centre, force est de constater qu’en termes de mobilitA� dans le centre-ville, ce plan de circulation n’a rien rA�solu.

Autour de la trA?s large zone piA�tonne « oA? l’air est plus pur », de nombreuses petites rues subissent, au quotidien, le report de trafic des boulevards. A certaines heures, bruit et pollution, A� la limite du supportable, y sont bien plus A�levA�s qu’auparavant, avec des consA�quences plus nA�fastes du fait de l’A�troitesse des rues.

L’amA�nagement du piA�tonnier (bancs, fleurs,…) ne rA�soudra A�videmment pas ces problA?mes. Au contraire, une fois devenu « attractif », le trafic autour du piA�tonnier ne fera qu’empirer.

A ce jour pourtant, aucune A�tude de qualitA� de l’air n’a A�tA� effectuA�e dans ces rues (oA? l’on trouve des A�coles, des rA�sidences pour personnes A?gA�es, un hA?pital). A ce jour pourtant, l’accessibilitA� vers le centre-ville en transports en commun de surface n’a toujours pas A�tA� renforcA�e : pire, plusieurs lignes de bus en ont A�tA� A�loignA�es du piA�tonnier dA?s la mise en route du projet.

La Platform Pentagone s’est toujours prononcA�e rA�solument en faveur de zones piA�tonnes, pour autant qu’elles soient bien pensA�es et que la notion de ville « attractive » soit avant synonyme de ville agrA�able A� vivre ou A� visiter, que l’on soit habitant, commerA�ant, travailleur, touriste (respectueux, de prA�fA�rence)…

Nous sommes toutes et tous prA?ts A� faire des efforts pour que la ville que nous habitons et que nous aimons devienne une ville apaisA�e.A�

Mais nous ne pouvons accepter que, pour un projet qui se limite A� une vitrine, aussi allA�chante soit-elle une fois amA�nagA�e, toute une partie du centre-ville et de sa population soit purement et simplement sacrifiA�e.A�

Un vA�ritable projet de sociA�tA� inclusif est possible : c’est une question de volontA� politique !

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Ces derniers jours, la Ville a beaucoup communiquA� sur le fait que le piA�tonnier comptait de plus en plus d’adeptes et que la mobilisation s’essoufflait… mais trA?s peu (voire pas du tout) sur l’enquA?te en cours.

Il s’agit bien A�videmment d’une stratA�gie visant au dA�couragement et A� la rA�signation,A� dans ce dossier long aux enjeux complexes.

Raison de plus pour rA�agir A� l’enquA?te publique !

Vous pouvez bien entendu vous inspirer de ce texte, en tout ou en partie, des observations formulA�es sur cette page oA? vous trouverez par ailleurs tous les documents de l’enquA?te publique, y ajouter vos constats et remarques concrA?tes, propres au quartier qui est le vA?tre.

A VOS PLUMES ET A VOS ECRANS !
Commissionconcertation.Urbanisme@brucity.be

Au plus tard le mardi 11 avril A� minuit !

 




EnquA?te publique, deuxiA?me demande – Documents et observations

L’enquA?te publique a commencA� le 13/03/2017 et se termine le 11/04/2017 et la commission de concertation publique est prA�vue le mercredi 26 avril 2017 (heure A� dA�terminer).

L’ensemble des documents relatifs aux deux enquA?tes publiques liA�es A� la��amA�nagement du piA�tonnier sont tA�lA�chargeables sur cette page, au bas de nos premiA?res observations.

Avis A�crits A� envoyer au plus tard le 11 avril 2017 au SecrA�tariat de la Commission de concertation au service da��urbanisme de la Ville ou par e-mail A� la��adresse :

A�Commissionconcertation.Urbanisme@brucity.be

Vous pouvez vous replonger dans la lecture des remarques formulA�es lors de la premiA?re enquA?te et dans leA� mode d’emploi que la Platform Pentagone avait rA�digA� A� l’A�poque.

 

LES OBSERVATIONS DE LA PLATFORM SUR LA NOUVELLE DEMANDE

Pour l’essentiel, les projets d’amA�nagement pour lesquels des permis sont demandA�s sont identiques A� ceux demandA�s en 2016, sous rA�serve des quelques modifications apportA�es au plan de circulation aprA?s la phase test, principalement :
remise en deux sens du Boulevard Lemonnier, rA�ouverture de la rue du Midi entre Rouppe et Bogards, rA�tablissement d’un lien entre la rue FossA� aux Loups et le boulevard Adolphe Max et lien avec le bd. Jacqmain tout en maintenant une connexion locale de la place De BrouckA?re avec le Boulevard A. Max.

Un effort a cependant A�tA� fait en ce qui concerne la publication d’A�tudes, comptages etc., qui se trouvent dans les annexes : certaines ne sont pas neuves et A�taient mentionnA�es dans le prA�cA�dent permis (retirA�) mais n’avaient pas A�tA� soumises A� enquA?te publique; d’autres sont neuves. On y trouve mA?me deux A�tudes indA�pendantes qui apportent des A�lA�ments deA�mA�thode bienvenusa��. mA?me si les auteurs du rapport d’incidences en tirent des A�lA�ments a posteriori qui leur conviennent alors que le diagnostic, qui devait constituer le socle de la dA�cision, a manquA�.

Dans certains cas, les A�tudes sont reproduites dans le rapport d’incidences : notamment une A�tude relative aux mesures d’une partie la pollution de l’air, via celle du « blackcarbon » (considA�rA� comme significatif bien qu’il ne comprenne pas toutes les formes de pollution), et une A�tude acoustique.

En d’autres termes, les autoritA�s ont A�tA� obligA�es de tenir compte d’une partie des critiques A�mises par les citoyens.A�

Cependant, sauf petite exception, le pA�rimA?tre de la zone A�tudiA�e reste inchangA�e et limitA�e aux boulevards du centre.

MalgrA� tout, les deux derniA?res A�tudes citA�es relA?vent qu’une part de la contribution locale se voie dA�sormais probablement significativement influencA�e par l’apport de polluants en provenance des rues adjacentes : contributionA�A� la pollution de l’air (p. 16); contribution au bruit en journA�e qui augmente aux extrA�mitA�s du piA�tonnier, probablement influencA� par le bruit provenant des axes routiers limitrophes (en particulier du cA?tA� de la place de BrouckA?re et de la place Annessens).

Ces constats confirment la nA�cessitA� d’A�valuer les incidences dans un pA�rimA?tre plus large.

Suite aux critiques de l’auditeur du conseil d’Etat, le plan d’amA�nagement est dA�sormais fondA� sur  » rA?glement complA�mentaire de police relatif aux voiries communales situA�e dans le Pentagone« a��.. et non plus sur des rA?gles temporaires. Pour rappel, un recours au Conseil d’Etat a A�tA� introduit contre ce rA?glement par Inter-Environnement Bruxelles et par des habitants du ComitA� Bru 1000. En effet, ledit rA?glement reprend le plan de circulation dA�cidA� sans A�valuation des incidences et sans concertation.

Cependant, un « addendum » au rapport d’incidences a A�tA� demandA� en matiA?re de mobilitA�. Il comprend une A�tude de Bruxelles MobilitA� qui examine la rA�versibilitA� de la piA�tonnisation des boulevards du centre. Bruxelles MobilitA� a examinA� quatre scA�narios : 1) le scA�nario 0 avec mise en place complA?te du piA�tonnier et de ses amA�nagements; 2) scA�nario 1 : retour A� la situation antA�rieure au piA�tonnier; 3) scA�nario 2 : ouverture du bd. Anspach aux deux sens de circulation; 4) scA�nario 3 : ouverture du bd. Anspach sur un sens de circulation.A�

L’objectif de cet exercice est de fournir une idA�e du flux de vA�hicules empruntant le Bd. Anspach en prenant en compte les amA�nagement liA�s au piA�tonnier, et en fonction de diffA�rentes organisations des circulations motorisA�es. « Les rA�sultats indiquent que l’amA�nagement proposA� pour les boulevards est compatible avec l’ensemble des configurations envisagA�es, y compris un retour au fonctionnement des circulations en cours avant le 29 juin 2015 (moyennant quelques adaptations ponctuelles sur les carrefours et l’amA�nagement de traversA�es piA�tonnes » .

Le rapport de Bruxelles MobilitA� indique donc A�que A�la��on peut conclure que le rA�amA�nagementA�des boulevards tel qua��envisagA� est assez flexible que pour permettre une rA�vision de la circulation enA�profondeur dans le futur et que, dans le cas extrA?me, il permet la rA�versibilitA� de la circulation. « LeA�choix futur du fonctionnement na��aura aucune rA�percussion, notamment en termes de mobilitA� A�.

Difficile de savoir ce qui a inspirA� cette A�tude de rA�versibilitA�.A�

Il n’en reste pas moins que deux permis de bA?tir sont demandA�s pour des amA�nagements trA?s importants et trA?s coA�teux pour la collectivitA� (Beliris, c’est aussi nous tous) sans que le maintien du piA�tonnier sur les boulevards du centre soit garanti. Entre-temps la valorisation urbaine a dA�jA� des incidences sur le marchA� foncier et immobilier.A�

 

INVENTAIRE DES DOCUMENTS

BOURSE :

Dossier PU-B918/2015 – Place de la Bourse / Rue Henri Maus / Rue de la Bourse / Rue de Tabora derriA?re la Bourse / Rue du Midi derriA?re la Bourse

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Demandes et Fiches particuliA?res

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Etudes historiques

Dossier D 928/2015 – BOULEVARD ANSPACH / PLACE DE BROUCKA?RE / BOULEVARD ADOLPHE MAX / RUE SAINT-MICHEL / BOULEVARD EMILE JACQMAIN / RUE GRA�TRY / RUE DES HALLES / RUE DU MARCHA� AUX POULETS / RUE PAUL DEVAUX / RUE JULES VAN PRAET / RUE DES PIERRES / PLATTESTEEN / RUE DES TEINTURIERS / PLACE FONTAINAS

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Demandes et Fiches particuliA?res

 




L’enquA?te publique : note juridique et rA�actions

Mise A� jour 8 mars 2017

La procA�dure de nouvelles demandes de permis est lancA�e : des affiches rouges ont A�tA� apposA�es sur le boulevard.A� Ces enquA?tes dA�butent le 13 mars et se terminent le 11 avril. La commission de concertation est fixA�e au mercredi 26 avril.

DA?s que les documents seront disponibles, la Platform Pentagone les analysera et communiquera un « mode d’emploi », comme lors des demandes prA�cA�dentes.

D’ici lA�, vous pouvez vous replonger dans la lecture des « remarques formulA�es par les rA�clamants » (voir plus bas), pour A�valuer ce qui, selon vous, a changA� ou s’est confirmA�, et prA�parer les arguments que vous souhaitez dA�velopper.

Image1

Voici la partie concernant les « remarques formulA�es par les rA�clamants »

3.2

EnquA?te publique :

ConsidA�rant que les remarques formulA�es par les rA�clamants dans le cadre de la��enquA?te publique, qui a durA� 30 jours, portent sur les aspects suivants :

3.2.1

GA�nA�ral

– trA?s mauvaise communication par rapport au projet ;

– manque de prise en compte de la��avis de la population, sollicite davantage de communication sur le projet, sur les implications et les mesures de transition proposA�es

– > prise en otage des riverains ;

– > manque de processus dA�mocratiques et professionnels dans la mise en place du piA�tonnier.

> na��aurait-il pas A�tA� envisageable de se baser sur le systA?me de contrat de quartier pour intA�grer la population dans la rA�alisation du piA�tonnier ;

– pas de consultation des habitants/commerA�ants de Bruxelles avant la mise en place du piA�tonnier ;

– proposition de rattacher Saint-GA�ry au piA�tonnier ;

– faire attention A� ne pas tomber pour certains dans une musA�ification et pour da��autre dans la Barcelonisation ;

– la crainte de tuer la ville par une dA�sertion de ses habitants ;

– demande de zones de stockage – dA�stockage afin de gA�rer les livraisons da��achats dans le piA�tonnier ou les habitants qui rentrent avec de grosses courses ;

– proposition da��amA�nager des espaces de jeux pour enfants et de loisirs (tels que ceux proposA�s dans les amA�nagements provisoires : table de ping-pong ;

– ces amA�nagements participent A� la collectivitA� ;

– ainsi que des canisites ;

– le doute quant A� la pA�rennitA� des pelouses prA�vues,…

– absence de wc publics, hormis ceux prA�sents A� la Gare centrale, sous- sol Bourse et Dansaert ;

– demande plus de vA�gA�tation, en autre A� la Bourse ainsi qua��un amA�nagement artistique / fontaine ;

– quid kiosques de la Bourse, pourquoi doivent ils se fermer, usage ?, qui les ouvrira et les fermera ?

– manque de bancs, place de la Bourse ;

– pourquoi ne pas envisager des bancs amovibles afin de libA�rer la��espace lors da��A�vA�nements ;

– point de vue urbanisme : devantures / esthA�tiques des faA�ades pas en adA�quation avec le piA�tonnier ;

– remarques qui reviennent rA�guliA?rement : incivilitA�, agressions verbales et physiques;

3.2.2

MobilitA� :

– Plan circulation = Plan communal de mobilitA�

– > illA�gal au sens de la��ordonnance du 26/07/2013 A� instituant un cadre en matiA?re de planification de la mobilitA� et modifiant diverses dispositions ayant un impact en matiA?re de mobilitA� A� : selon le mA�tropole ne respecte pas la phase test, fige le plan de circulation, vice de procA�dure, P.U. prA�maturA�s, besoin da��une A�tude da��incidences ;

– absence da��un plan de mobilitA� sur la��ensemble du Pentagone

– > adopter un plan de mobilitA� contraignant dans la��ensemble du Pentagone en collaboration avec les diffA�rents transports en commun ;

– le plan de circulation et les rA�amA�nagements sont intrinsA?quement liA�s

– > A�tude da��incidences sur la zone concernA�e mais aussi sur les zones directement impactA�es par le projet (> demande de recommencer la procA�dure) ;

– pas da��A�valuation da��impact des incidences des dA�viations sur la petite ceinture ;

– effectuer une A�tude complA?te sur la��accessibilitA� et la mobilitA� du centre

– ville A�tendu jusqua��A� la petite ceinture et au-delA� (parking relais) ;

– la pertinence quant A� la crA�ation de nouveaux parkings (place du MarchA� aux Grains,…) quand InterParking a constatA� une diminution de 20% de sa frA�quentation ;

– absence da��une signalA�tique claire et efficace, les gens se perdent, ce qui engendre des embarras de circulation ;

– le piA�tonnier est traversA� par 2 axes perpendiculaires – > dangereux ;

– le piA�tonnier sera amA�nagA� en 5 couloirs : flA?ner, circuler, et sA�journer ne traduit pas la volontA� de mixitA� ;

– pour certains les amA�nagements projetA�s ne sont pas suffisamment rA�flA�chis en terme de mobilitA� ;

– impact nA�gatif rencontrA� du cA?tA� de la rue Van Artevelde, rue des Six Jetons… (concentration excessive de voiture, pollution, klaxon ; la rue est engorgA�e)

– > conflit avec la��habitation (les gaz da��A�chappement stagnent A� hauteur des appartements) et avec la��A�cole;

– Mais A�galement les rues de Laeken, bd. Jacqmain, place Sainte-Catherine, rue Borgval Camusel, buanderie, ta��Kint, Alexiens, place du Jardin aux Fleurs et alentours de Saint GA�ry,… ;

– Les petites rues ne sont pas faites pour absorber le nouveau flux, problA?me de bouchons, des vibrations A� la��intA�rieur des immeubles quand les camions passent + difficultA�s pour ceux-ci de passer dans les petites rues, dA�viations, insA�curitA� liA�es au passage da��automobilistes pressA�s…

– Pourquoi Anspach reste accessible aux voitures entre Plattesteen et Fontainas ?

– exposition des piA�tons aux engins A� roues;

– le rA�amA�nagement a pour impact les nombreuses dA�viations (mini ring) en conflits avec des sens interdits, augmentation des distances A� cause des dA�viations ;

– Proposition da��une signalA�tique claire sur le pA�rimA?tre du piA�tonnier, la limitation da��accA?s taxi, verbalisations dissuasives ;

– problA?me de pollution (+bruit) sur le nouveau mini ring >< au bd Anspach qui respire

– > trouver un juste milieu ;

– problA?me de stationnement, manque da��affichage des parkings existants afin de libA�rer les rues du trafic liA� A� la recherche da��un emplacement ;

– question sur le mini ring interne et des nuisances qui en rA�sultent soient posA�es, notamment en

lien avec le projet de Rambla avenue de Stalingrad ;

– sollicite une A� zone de rencontre A� trafic limitA� A� plutA?t que da��une A� zone piA�tonne A� comme A� Strasbourg par exemple ;

– la A� zone de passage A� doit A?tre A�largie afin de rA�duire les conflits entre usagers ;

– Ecuyer : rA�guliA?rement bloquA� (camions ou voitures A� la��arrA?t : dA�chargements) ;

– Chien Marin : circulation difficile, difficultA� pour accA�der au domicile / parking ;

– rue de la Chancellerie : A� sens unique

– > demande de la remettre A� double sens ;

– augmentation du trafic rue de Flandre et dans les rues adjacentes ;

– Dansaert / Nouveau MarchA� aux Grains, Houblon, LA�on Lepage : trop de trafic (forte augmentation tant le matin que le soir), camions en double file, personnes ivres, clochards, circulation A� vA�los devenue dangereuse avec les automobilistes A�nervA�s ;

– problA?me de la boucle de desserte : problA?me de circulation

a�� rallonge certain trajet ;

– les pistes cyclables/ arrA?ts de bus servent de quais de dA�chargements pour les voitures et les camions ;

– stop aux nouveaux parkings dans le centre, placer les nouveaux parkings prA?s des stations de mA�tro A� la��extA�rieur du pentagone (ex. Yser) ;

– demande un comptage / A�tude officielle sur les parkings existants pour voir si la��offre actuelle nA�cessite de nouveaux parkings ;

– questionnement par rapport A� la��accessibilitA� du centre hospitalier CA�sar de Paepe ;

– des contacts ont-ils A�tA� pris avec la��AB ? gestion des bus de tournA�es, … ;

3.2.2.1.

Cyclistes

– les cyclistes de maniA?re gA�nA�rale demandent : maintien de bonnes conditions de circulation A� vA�lo, amA�nager un axe pour eux correctement dA�limitA�, des parkings vA�los sA�curisA�s et non payants ;

– confrontation sur le mini ring des vA�los et des voitures + danger cyclistes / piA�tons ;

– Le modA?le da��arceau vA�lo est non-conforme aux recommandations du VadA�mA�cum A� parking vA�lo A�, le nombre da��emplacement est insuffisant ;

– AmA�nager des pistes cyclables de qualitA� sur la��axe Laeken a�� Van Artevelde ;

– Demande de complA�ments da��info par rapport aux parkings vA�los : quid rampe mA�canique, accessibilitA� jour/nuit, tarif, parking surveillA� ?

– Y aura-t-il des panneaux de signalisation rappelant la limite de vitesse autorisA�e pour les cyclistes ? Une verbalisation ?

– amA�liorer la signalA�tique pour les itinA�raires adjacents

– la suppression da��amA�nagements dA�cidA�s rA�cemment (ICR oubliA�s, passant par le centre) ICR 10 et 11

– Non mention du RER vA�lo qui passe par le bvd du centre ;

– inclure les accA?s au centre dans la rA�flexion en termes da��infrastructures cyclables (petite ceinture Rogier et Botanique)

3.2.2.2.

BUS / TRANSPORT EN COMMUN

– certains parcours de bus ont A�tA� modifiA�s, certains arrA?ts ont A�tA� dA�placA�s voir supprimA�s, problA?me pour les personnes A?gA�es et les PMR ;

– trop de lignes de bus ne desservent plus De BrouckA?re et la Bourse : 38, 47, 63, 88, 86, 48, 95, et 46

– offre de transports en commun insuffisants, demande des mini bus A� la place des bus articulA�s ;

– perte da��efficacitA� de la vitesse des bus dans les rues perpendiculaires (mixA�s avec les voitures et les embouteillages qua��elles crA�ent) ;

– la perte da��accessibilitA� via les transports en commun pour les navetteurs, personnes A?gA�es, familles avec jeunes enfants… ;

– la localisation peu commode des arrA?ts de bus dA�placA�s. Un report modal faisant perdre A�normA�ment de temps aux voyageurs ;

3.2.2.3.

PMR

– accessibilitA� PMR pas assez A�tudiA� ;

– revA?tement : de maniA?re gA�nA�ral la pierre bleue est contestA�e, matA�riaux glissants et dangereux pour les PMR ;

– le manque da��accessibilitA� pour les PMR en lien avec le dA�placement des terminus A�

la Gare Centrale

– Aucun abri pour PMR au sein du piA�tonnier, le peu da��accA?s aisA� pour ces mA?mes personnes : pourquoi ne pas permettre aux

invalides, via une carte, da��accA�der en voiture A� ce centre ?

– Quid amA�nagements des abords du piA�tonniers pour les PMR ;


3.2.3

Environnement :


– contre la��abattage de 73 arbres qui se situent place De BrouckA?re ;

– Effet pervers du piA�tonnier : plus de trafics dans les rues adjacentes => pollution sonore sur ces rues

– Trop da��activitA� sur le piA�tonnier >< A� la quiA�tude des habitants ;

– le piA�tonnier introduit indirectement la notion da��A�vA?nement sur la��espace public, il faut trouver un juste milieu entre quiA�tudes des habitants et animation de la Ville ;


3.2.4

Economie :


– absence de justification socio-A�conomique ainsi que la��absence da��une A�valuation A�cologique et da��urgence (SIAMU) ;

– le boycott du centre-ville par les habitants qui ne peuvent sa��y rendre en voiture ou en transport en commun ;

– Le scindement du haut et du bas de la Ville ;

– commerces de la rue des Riches Claires : dA�gradation de la��environnement de travail (A�conomie, social et sA�curitaire), la rue des Riches Claires est devenue un axe de circulation, en lieu et place da��un espace pour flA?ner, chute du chiffre da��affaire : entre 30 A� 40%, ils font remarquer qua��on fait A�normA�ment de publicitA� pour le piA�tonniers au dA�triment du reste de Bruxelles ; la rue des riches sera elle piA�tonne ? si non, les amA�nagements voiries prA�vus en 2013 et pourquoi une mpp avait A�tA� rA�alisA�e ? les commerces seront-ils pris en compte dans les amA�nagements projetA�s ;

– bd. A. Max : chiffre da��affaire en chute de 20 A� 40% (pA�tition des commerA�ants) ;

– le piA�tonnier a engendrA� chez certain commerA�ants une chute du chiffre da��affaire ;

– demande de maniA?re gA�nA�rale A� la Ville de garantir une diversitA� commerciale avec le maintien de commerce de proximitA� ;

– Des clients de commerce qui pensent que le centre est une destination A� dA�conseiller, source da��insA�curitA� et de problA?me de mobilitA�

– La crainte da��avoir un centre monopolisA� par les chaA�nes de distributions low-cost

– un centre dA�diA� aux touristes uniquement
– Une signalisation A� mettre en place, des itinA�raires conseillA�s sur les mA�dias, faire de la pub des quartiers design et de la��esprit folklorique du centre : RA�tablir la vA�ritA� A� contrecourant des mA�dias ;

– Pollution visuelle des enseignes et des pubs prA�sentes sur les boulevards > A� travailler ;

– la RA�gie FonciA?re doit contribuer au maintien des commerces de proximitA� sur le piA�tonnier et ses abords – non A� la��ouverture des commerces 7j/7

– le maintien de loyers A� des prix respectables par un appui apportA� par la RA�gie fonciA?re

– Constat actuel : les commerces actuels ne se prA?tent pas A� la flA?nerie ;

– Faire attention de ne pas tomber dans le travers des zones piA�tonnes, A� savoir concentration

de commerce de type horeca et terrasses, magasins de souvenirs, night-shop, … mono orientA� vers le tourisme ;

– les problA?mes gA�nA�rA�s par la circulation peuvent avoir une incidence sur la dA�localisation de certaines entreprises ;

– Faire attention de ne pas tomber dans le travers des zones piA�tonnes, A� savoir concentration de commerce de type horeca et terrasses, magasins de souvenirs, night-shop, … mono orientA� vers le tourisme ;

– les horeca agrandissent leur terrasse ;

– contre la suppression des accA?s des vA�hicules motorisA�s privA�s (voitures et autocars) A� proximitA� immA�diate des A�tablissements hA?teliers ;

– selon certaines personnes : diminution de la qualitA� en terme de frA�quentation sur le piA�tonnier et dans les commerces qui bordent le piA�tonnier.

3.2.5

Chantier

– interrogation face au lancement des travaux en voirie ;


3.2.6

SA�curitA�

a�� salubritA�

– meilleure gestion de la station Bourse : insA�curitA� et saletA� ;

– le phA�nomA?ne de la prostitution aurait A�voluA�e, aussi sur le bd. Anspach… (voir avec la police si ca��est vrai !?) ;

– effectuer une A�tude sur la sA�curitA� dans la��ensemble de la zone de police Bruxelles

– Ixelles : abandon des diffA�rentes zones au profit du piA�tonnier ;

– au niveau des habitants cA?tA� Bourse : augmentation du bruit liA�s A� des personnes ivres la nuit qui hurlent, se battent,…

– demande de maniA?re gA�nA�ral A� la Ville de garantir : problA?mes sA�curitA�s et salubritA�s publiques rencontrA�es dans la phase-test, comment seront-ils rA�glA�s dans le projet final !?

– nombreuses rA�actions face A� la saletA� des rues (dA�chets, urines, excrA�ments, vomi,…)

– ProblA?me des clochards et des marginaux qui se rassemblent sur le piA�tonniers + toutes les nuisances liA�es A� ces personnes (personnes ivres, qui hurlent et problA?mes da��hygiA?nes : urines, excrA�ments, vomis, dA�chets,… ;

– Station Bourse dA�plorable ;

– HarcA?lement en rue surtout A� la��A�gard des filles/femmes ;

– interrogation face A� certains vA�hicules qui peuvent stationner et circuler dans la zone piA�tonne

> danger piA�ton a�� cyclistes ;

– Les gens ne connaissent plus le code de la route (voitures et cyclistes) ;

3.2.7

Proposition diffA�rentes pour le piA�tonnier :

– proposition de limiter le piA�tonnier entre De BrouckA?re et Bourse ; partir du quartier Saint-Jacques, passer par la Bourse, pour rattraper, Chartreux, Dansaert, place du nouveau MarchA� aux Grains, place du vieux MarchA� aux grains, Sainte Catherine ; mais laisser le boulevard A� la circulation ;

– faire des boulevards un centre culturel : centre de la tradition belge, A�uvres da��art.

 

Quelques exemples de « ConsidA�rant que »…

– ConsidA�rant que cette pA�riode provisoire a dA�montrA�, malgrA� les faibles moyens mis en A�uvre, et leur caractA?re provisoire, le potentiel que constitue cette artA?re pour la vie des habitants du centre-ville
– ConsidA�rant que le projet vise A� amA�liorer la qualitA� de vie dans le Pentagone ; que le rA�amA�nagement, par la��installation da��un espace public qualitatif, constitue un apport important dans
la��amA�lioration de la qualitA� de vie A� Bruxelles, tant pour ses habitants, les personnes qui y travaillent, que pour ses visiteurs ;
– ConsidA�rant que la circulation automobile est apaisA�e dans le Pentagone ;

– ConsidA�rant que les nombreuses lignes de bus de la STIB et De Lijn passant sur les boulevards ou A� travers ceux-ci ont A�tA� adaptA�es en concertation avec les sociA�tA�s concernA�es de faA�on A� assurer la desserte du bas de la ville et les abords proches des boulevards du centre.

– ConsidA�rant que la Ville de Bruxelles a organisA� seule et/ou avec le demandeur, un certain nombre de rencontres en vue de communiquer avec les habitants et les institutions concernA�es sur les projets en cours, par exemple (liste non exhaustive) :

– des toutes boites ont A�tA� rA�alisA�s
– un centre da��information avec un numA�ro vert et une adresse mail spA�cifique a A�tA� mis en place entre mai et fin septembre 2015 ;
– affichages en espaces publics ont A�tA� rA�alisA�s ;
– la Ville a assurA� une large couverture des projets dans la presse ;
– les plans ont A�tA� mis en ligne sur le site Internet de la Ville de Bruxelles ;
– un site internet a spA�cialement A�tA� mis en place pour expliquer le plan de circulation qui est A� la��essai http://plandecirculation.be/fr;
– 20/04/2015: confA�rence de presse ;
– 11/05/2015: les groupes d’intA�rA?t et les partenaires sociaux ;
– 11/05/2015: association de hA?teliers de Bruxelles;
-05/08/2015: les associations d’usagers de la route et des parkings et de la police ;
– 19/05/2015: extracteurs et des A�vA�nements Foule ;
– 21/05/2015: A�coles ; etc…
ConsidA�rant que la Ville a organisA� de trA?s nombreuses rA�unions destinA�es A� informer le public et A� prendre en compte les suggestions, propositions ;

DA�cision de la Commission de concertation

AVIS FAVORABLE, A� condition de :

1) Informer rA�guliA?rement les riverains(entreprises et particuliers) sur la rA�alisation du chantier et assurer en permanence la bonne accessibilitA� des entreprises riveraines du pA�rimA?tre concernA� par le projet ;
2) Permettre A� la cellule ArchA�ologie de la Direction des Monuments et Sites da��organiser un accompagnement archA�ologique des travaux. Le planning et les modalitA�s sont A� fixer dA?s rA�ception du prA�sent permis ;
3) Se conformer A� la��avis de la CRMS A�mis en date du 23/09/2015 :
– matA�rialiser la��emprise au sol du bA?timent de la Bourse par un revA?tement de grandes dalles de pierre bleue prolongeant la bordure, partiellement conservA�e au pied du bA?timent, qua��il conviendrait par ailleurs de complA�ter ;
– supprimer la superficie du A� tapis A� et la��amA�nagement au moyen de dalles de format trA?s allongA�,
comme un parquet de pierre bleue ; il y a lieu de choisir des dalles de pierre bleue homogA?nes, A� la��A�chelle du bA?timent classA� ;
– limiter ce revA?tement de grandes dalles A� la��alignement du boulevard et souligner la forme urbaine de la��A�lot Bourse ; ca��est en effet la lecture de la��A�lot – Bourse qui doit A�merger du revA?tement de sol de la��espace public (le plus unitaire et le plus simple possible) ;
– supprimer par consA�quent le A� parvis A� en pierres bleues bouchardA�es ;
– dA�placer lA�gA?rement la��arbre prA�vu A� la��arriA?re de la Bourse afin de lui assurer un maximum de visibilitA� A� la fois depuis la rue Maus et la rue du Midi ;
-poursuivre la rA�flexion sur la��essence da��arbre choisie Tilia cordata sensible aux pucerons en milieu urbain ;
– pour le traitement de la��espace public situA� A� la��arriA?re de la Bourse, du cA?tA� de la rue Tabora et de la rue du Midi, A�galement formaliser la��ilot – Bourse ;
-pour les amA�nagements prA�vus au niveau du site archA�ologique, prA�voir une coordination avec le bureau da��A�tude chargA� du projet de rA�affectation de la Bourse ;
– pour le Grand cafA�, A� la��angle de la rue de la Bourse et du boulevard Anspach, maintenir intA�gralement la��espace terrasse sous la��auvent classA�, ainsi que la continuitA� du revA?tement A� la��angle de la place de la Bourse et du boulevard Anspach (tout en laissant un passage aux PMR conformA�ment au cahier de la��accessibilitA� piA�tonne) ;
4) En lieu et place du A� parvis A� en pierres bleues bouchardA�es tel que dA�crit dans le projet, marquer la��ancien lit de la Senne, dont la��emprise A� cet endroit sera dA�terminA�e sur base des plans anciens ; ce marquage pourrait se concrA�tiser par une intervention artistique de qualitA� ; cette intervention devrait se prolonger rue Van Praet et rue P. Devaux sans constituer un obstacle A� la��organisation da��A�vA�nements souhaitA�e par la Ville ;
Rappel des mises A� jours prA�cA�dentes

Mise A� jour 26 juin 2016

Suite A� l’avis trA?s nA�gatif de l’Auditeur du Conseil d’Etat estimant le recours en suspension dA�posA� par les commerA�ants fondA�, Beliris dA�cide de retirer les permis sans attendre les plaidoiries. La procA�dure devra donc reprendre A� zA�ro.

Mise A� jour 07/03/2016

Le 7 mars, deux asbl de commerA�ants du centre-ville ont dA�posA�, au Conseil d’Etat, des requA?tes en annulation et en suspension A� la��encontre des permis da��urbanisme dA�livrA�s pour les boulevards du centre et la place de la Bourse.
Le 11 mars, des membres de la Platform Pentagone (habitants, associations environnementales et une sprl) ont A�galement introduit un recours en annulation contre ce mA?me permis.

Ces permis avaient A�tA� dA�livrA�s le 11 janvier dernier, au terme d’une procA�dure (enquA?te publique, commission de concertation) proche de la parodie.

21/10/2015

NOTE JURIDIQUE de Marie-Anne Swartenbroekx, conseil juridique indA�pendante et l’essentiel de son intervention, lors de la commission de concertation du 14 octobre 2015.

Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu des commentaires parvenus au Service d’Urbanisme de la Ville de Bruxelles dans le cadre de l’enquA?te publique sur le piA�tonnier (Bourse et boulevards centraux).

Pour rappel, la Ville avait reA�u, A� cette occasion, 305 rA�actions, dont 6 pA�titions (1 pA�tition de 73 signatures, 1 pA�tition de 11 signatures, 1A�pA�tition de 25 signatures, 1A�pA�tition de 41 signatures, 1A�pA�tition de 13 signatures etA�pA�tition de 29 signatures). Soit prA?s de 500 personnes au total.

MalgrA� l’importance de ces rA�actions et les trA?s nombreux arguments qui y sont dA�veloppA�s, la Commission de concertation a rendu un avis favorable unanime et transmis le dossier au fonctionnaire dA�lA�guA� de la RA�gion bruxelloise, chargA� de dA�livrer le permis.

Le compte-rendu complet de la commission de concertation est tA�lA�chargeable ICI




Un point sur l’actualitA� du piA�tonnier

Depuis le mois de juin 2016, suite au retrait des permis d’amA�nagement du piA�tonnier, l’actualitA� est en stand-by. L’occasion de faire le point pour tenter de s’y retrouver sur le volet juridique de ce dossier (de plus en plus) complexe.

  1. Les recours

1.1. RecoursA�en annulationA�contre leA�plan de circulation (dA�posA�A�fin janvier 2015 par l’ARAU, IEB, BRAL et 8 habitants)

Selon l’Auditeur, le vote au Conseil communal ne constitue pas un acte juridique attaquable devant le Conseil d’Etat qui serait donc incompA�tent dans ce dossier.A�L’arrA?t est attendu pour la fin novembre-courant du mois de dA�cembre.

1.2. RecoursA�en annulationA�contre lesA�permis da��urbanismeA�(dA�posA� dA�but mars 2016 et relatifs A� la��amA�nagement du piA�tonnier par l’ARAU, IEB et 5 habitants)

ParallA?lement, unA�recours en suspension avait A�tA�A�dA�posA� parA�2 associations de commerA�antsA�du centre. Suite A� la��avis trA?s nA�gatif de la��Auditeur, les permis da��urbanisme ont A�tA� retirA�s fin juin. Les principales raisons retenues par la��AuditeurA�:

– les permis reposaient surA�18 ordonnances de police temporaires

– la lA�gA?retA� du rapport da��incidences

1.3 Recours en annulation contre le nouveau plan de circulation (dA�posA� dA�but janvier 2017 par IEB, deux habitants et une sprl s’occupant de questions de patrimoine)

 

  1. Prochaines A�tapes pour les Pouvoirs publics

La procA�dure de demande de permis est A� refaire tenant compte de la��avis de la��Auditeur. Le CollA?ge de la Ville de Bruxelles a du s’atteler en prioritA� A� la question des 18 ordonnances A�A�temporairesA�A�.

DA�but juillet, il a adoptA� les changements de circulation des rues et transmis le dossier A� la Commission de Consultation de la Circulation RoutiA?re. Ce dossier sera transmis au Ministre rA�gional des Transports, Pascal Smet, pour approbation.

Quant aux nouveaux dossiers de demande de permis, ils sont actuellement retravaillA�s en profondeur par Beliris (FA�dA�ral). Les dossiers, prA�parA�s initialement par la Ville de Bruxelles, semblent avoir A�tA� particuliA?rement bA?clA�s. Les nouvelles demandes sont attendues au plut tA?t pour fin 2016, dA�but 2017 et seront suivies d’une enquA?te publique et d’une commission de concertation.

A suivre…




Barcelone mise sur la dA�croissance touristique

Alors que Bruxelles mise sur une intensification du tourisme de masse, la ville de Barcelone, devenue invivable dans certains quartiers, emprunte le chemin inverse sous l’impulsion de la sociA�tA� civile et d’Ada Colau, activiste du droit au logement et porte-parole du mouvement contre les expulsions, A� la tA?te de la ville depuis bientA?t deux ans.

LE MONDE du 14.02.2017 Par Sandrine Morel (Madrid, correspondance)

Le calme rA?gne dans la cafA�tA�ria de la��Ateneu, situA�e non loin des cA�lA?bres ramblas de Barcelone, la��avenue continuellement prise da��assaut par des hordes de touristes. Et pour cause. Pour y entrer, sa��installer dans ses confortables fauteuils ou profiter de son paisible jardin en plein cA�ur de la ville, il faut A?tre membre. Trente euros de cotisation par mois, ca��est ce qui lui en coA�te A� Teresa Picazo, membre de la��AssemblA�e des quartiers en faveur da��un tourisme durable (ABTS) pour se sentir chez elle, dans son quartier du Gotico, oA? logent aujourda��hui autant de touristes que da��habitants.

La��ABTS, nA�e il y a deux ans, ne mA?che pas ses mots pour dA�noncer la transformation de Barcelone en un A�A�parc A� thA?mesA�A�, ou critiquer le A�A�tsunami touristiqueA�A� qui sa��est aggravA� ces derniA?res annA�es avec la��apparition de plates-formes de location da��appartements privA�s. A�A�Nous nous battons pour la dA�croissance touristique et une rA�vision de la��offre touristique, rA�sume Mme Picazo. Nous ne pouvons plus supporter de voir le centre-ville se vider de ses commerces de proximitA� et de ses habitants.A�A�

Le Gotico est le premier quartier de Barcelone oA? la��augmentation du tourisme a fait baisser le nombre da��habitants, de 8A�% en quatre ans, selon les travaux du dA�mographe de la��universitA� autonome de Barcelone, Toni Lopez. Teresa, qui a renoncA� A� faire ses courses dans le marchA� traditionnel de la Boqueria, oA? les primeurs et bouchers da��antan ont A�tA� largement remplacA�s par des stands de restauration sur le pouce pour touristes, se plaint aussi du bruit A� toute heure de la nuit et de la saletA� qui a envahi les rues les plus prisA�es. Elle na��est pas la seule. Le tourisme est devenu la deuxiA?me A�A�prA�occupationA�A� des habitants de la ville, derriA?re le chA?mage, selon un baromA?tre publiA� en janvier.

La��attrait touristique de Barcelone na��est pas nouveau. AprA?s la��organisation des Jeux olympiques de 1992, la ville cA?tiA?re sa��est transformA�e en un pA?le da��attractionA�: la mer et le soleil, associA�s aux merveilles architecturales de Gaudi, A� ses vieux quartiers et des prix bas en ont fait une destination phare en Europe. De 187 hA?tels recensA�s enA�2000, Barcelone est passA�e A� 328 enA�2010 et 426 enA�2015, accueillant 8,3A�millions de touristes par an. A cela sa��ajoutent les pensions, les auberges et surtout, ces derniA?res annA�es, les appartements touristiques a�� plus de 9A�700 officiellement recensA�s, auxquels sa��ajouteraient au moins 6A�000 appartements illA�gaux selon la mairie. Sans compter les visiteurs, croisiA�ristes ou touristes logA�s dans les environs, qui ne viennent que pour la journA�e. Barcelone, premier port de croisiA?re da��Europe, voit dA�barquer jusqua��A� 30A�000 personnes sur les ramblas en une seule journA�e. Au total, 34A�millions de personnes visitent Barcelone chaque annA�e.

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FermetA�

Augmentation brutale des prix des loyers, dA�naturalisation des quartiers, perte de qualitA� de vie pour les habitants ont accompagnA� le phA�nomA?ne. Da��autres villes da��Europe souffrent une situation plus ou moins similaire. Mais la diffA�rence majeure est la fermetA� avec laquelle la mairie a dA�cidA� de sa��attaquer au problA?me. Au pouvoir depuis maiA�2015, la plate-forme citoyenne Barcelone en commun, menA�e par la��ancienne activiste du droit au logement Ada Colau, a fait de la lutte contre le tourisme de masse son cheval de bataille.

DA?s son arrivA�e au pouvoir, elle a dictA� un moratoire interdisant la concession de nouveaux permis da��ouverture da��A�tablissements hA?teliers, le temps da��A�tudier la��impact du tourisme sur la ville, les services, la pollution, la propretA� et les dA�penses publiques. En parallA?le, elle a lancA� un ambitieux plan de lutte contre les appartements touristiques illA�gaux, augmentant les amendes et les contrA?les, grA?ce A� un corps da��inspecteurs dA�diA�s A� la chasse aux fraudeurs et A� un appel A� la population A� dA�noncer les appartements illA�gaux.

A�A�Ces six derniers mois, nous avons ordonnA� la fermeture da��un millier da��appartements touristiques illA�gauxA�A�, rA�sume au Monde Janet Sanz, conseillA?re municipale en charge de la��A�cologie, la��urbanisme et la mobilitA�, qui en dA�cembre dernier, a imposA� une amende de 600A�000A�euros A� Airbnb pour la promotion des appartements sans permis touristique. Le 7A�fA�vrier, Airbnb a proposA� de limiter les annonces A� une par propriA�taire dans Barcelone. Refus catA�gorique de la mairie, qui estime qua��aucune publicitA� ne doit A?tre faite pour des appartements sans licence touristique.

Le 28A�janvier, la municipalitA� est allA�e encore plus loin en approuvant le Plan spA�cial urbanistique de logements touristiques (PEUAT) 2016-2010, avec comme but affichA� la dA�croissance touristique. A�A�Une dA�cision inA�dite au mondeA�A�, soulignent les experts en planification du territoire.

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A�A�Obstacles bureaucratiquesA�A�

Le PEUAT divise la ville en quatre zones. Les plus courues ne verront plus un seul hA?tel ouvrir ses portes, mA?me pas pour remplacer les A�tablissements qui fermeraient. Dans les zones adjacentes, ne sont autorisA�es de nouvelles ouvertures que pour remplacer la��offre dA�jA� existante. En pA�riphA�rie, la mairie autorise la crA�ation de 4A�000 places hA?teliA?res. De quoi provoquer la grogne du secteur.

A�A�Barcelone na��a pas un excA?s de touristes, tranche Manel Casals, prA�sident du syndicat hA?telier de Barcelone, qui se targue da��un taux da��occupation moyen de 80A�% A� 95A�% pour les A�tablissements de la ville. Le problA?me rA�el est la��apparition, ces cinq derniA?res annA�es, de 10A�000 appartements touristiques lA�gaux et autant da��illA�gaux. Cela reprA�sente 100A�000 places hA?teliA?res de plus, qui ne sont pas surveillA�es, encore moins encadrA�es, et provoquent des problA?mes de cohabitation avec les habitants. Il faut A?tre ferme avec cela. Mais limiter un secteur da��activitA�s comme le fait la mairie porte prA�judice au dA�veloppement de la ville.A�A�

Le secteur dA�plore les A�A�victimesA�A� de cette politique, comme la chaA�ne Hyatt, qui a renoncA� en janvier A� ouvrir un hA?tel dans la tour Agbar, du fait des A�A�obstacles bureaucratiquesA�A� posA�s par la mairie. La��an dernier, ca��est le groupe Four Seasons qui a renoncA� A� son projet da��ouvrir un hA?tel dans le quartier de Gracia, oA? la pression touristique est A�A�pourtant peu A�levA�eA�A�, souligne M. Casals, qui craint que la��image A�A�da��insA�curitA� juridiqueA�A� ne limite les investissements dans la ville. Ca��est une marque prestigieuse qui allait crA�er 300 emplois directs et autant da��emplois indirects. La��A�difice va devenir un immeuble da��appartements de luxe. Qua��y gagne la villeA�? Si nous na��orientons pas le flux touristique, ce dernier ne cessera pas pour autant, ce sera simplement un type de tourisme que nous na��aurons pas choisia��A�A�

 

A�A�Mesures absurdesA�A�

Assis A� une table du salon de thA� de la��hA?tel Praktik Bakery, dans le quartier de la��Ensanche, JosA� Maria TrA�nor, directeur gA�nA�ral de cette chaA�ne hA?teliA?re, qui compte six A�tablissements A� Barcelone, est fier de la faA�on dont il a intA�grA� la��hA?tel dans la vie de quartierA�: il a fait venir la��une des boulangeries les plus cotA�es de Barcelone, le Forn Baluard de la Barceloneta, pour qua��elle ouvre une succursale dans le hall de la��hA?tel. Dans la queue qui sa��A�tend jusque sur le trottoir, des voisins et des travailleurs se mA�langent A� quelques visiteurs A�trangers. Pour lui, cette association entre un commerce de proximitA� et le dA�veloppement touristique peut fonctionner.

Lire aussi : A� La guerre da��usure de la mairie de Barcelone contre un projet immobiler

A�A�Les mesures radicales de la mairie contre les hA?tels sont absurdes, critique-t-il. Ca��est de la dA�magogie. Le mouvement contre le tourisme est nA� A� la Barceloneta, oA? il na��y a aucun hA?tel mais de nombreux logements touristiques illA�gaux.A�A�

M.A�TrA�nor est la��une des bA?tes noires de la mairie. Son projet da��hA?tel en bas des ramblas, face aux Drassanes, les chantiers navals royaux du XIVeA�siA?cle, na��a pas pu A?tre paralysA�. Au moment oA? la mairie a prononcA� le moratoire sur les permis hA?teliers, il avait dA�jA� le sien en poche. Il ne lui manque que la signature au bas du permis de chantier pour commencer la construction. Elle traA�ne depuis plus da��un an et demi. Mais, pas question de se dA�courager comme la��ont fait les investisseurs de la Torre Agbar.

A�A�Je ne vais pas abandonnerA�A�, dit-il. Il a dA�jA� dA�posA� une A�A�rA�clamation patrimonialeA�A� pour exiger un dA�dommagement. A�A�Chaque mois qui passe, ce sont 450A�000A�euros que je ne gagne pas, assure-t-il. Et les voisins sont favorables A� mon hA?tel. La gentrification na��est pas un phA�nomA?ne nA�cessairement nA�gatif. La��arrivA�e des hipsters peut permettre de moderniser certains quartiersa��A�A�

Le terrain vague oA? est prA�vu son projet hA?telier de 200 chambres rA�parties sur deux A�difices, se trouve face A� une A�A�salle de shootA�A�, dans une zone dA�favorisA�e. Des modestes immeubles de briques bordent la rue. De plusieurs fenA?tres pendent des pancartesA�: A�A�Sauvons les Drassanes. Non A� la��hA?tel.A�A�

A�A�Dans cette zone, nous avons besoin de bureaux et de logements sociaux, pas da��hA?tels, explique Janet Sanz A� la mairie. Nous lui demandons simplement da��inclure dans son projet un de ces deux A�lA�ments. Nous devons prendre gardeA�: si la ville devient un parc thA�matique, elle perdra son intA�rA?t pour les touristes aussi.A�A�


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Anniversaire du piA�tonnier : un an de jeu du chat et de la souris entre la Ville et la lA�galitA�

COMMUNIQUA� DE PRESSE
29 Juin 2016

Het persbericht in het NL

A�

Il faut respecter l’Etat de droit (dixit Yvan Mayeur, 16 juin 2016)

Jeudi 16 juin, alors que la Ville, la RA�gion et Beliris s’apprA?taient A� annoncer quelques modifications au piA�tonnier (et le retour des voitures A� ses extrA�mitA�s et rue du Midi), l’auditeur duA� Conseil d’Etat a rendu un avisA� favorable A� laA� suspension des permis d’amA�nagement du piA�tonnier, recours introduit par des commerA�ants du centre-ville (en parallA?le avec le recours introduit prA�cA�demment par l’ARAU, IEB, quatre riverains et une sprl engagA�e dans le respect du patrimoine, qui, lui, n’est pas suspensif).

L’avis de l’auditeur retient deux A� moyens sA�rieux A�, susceptibles d’entraA�ner la suspension des permis.

Cet avis se fonde essentiellement sur le fait que l’amA�nagement de la zone piA�tonne repose sur un Plan de circulation encore en phase de test au moment de la dA�livrance du permis et surtout, sur dix-huit ordonnances de police temporaires, des mesures par dA�finition limitA�es dans le temps et nullement destinA�es A� A?tre pA�rennisA�es sans dA�bat. Le A� Plan de circulation A� adoptA� en dA�cembre 2014 par le Conseil communal, A� l’origine du piA�tonnier, ressort A�galement fragilisA� du rapport de l’auditeur.

En A� retirant A� ses permis, ce 28 juin, soit A� la vieille des plaidoieries, la RA�gion espA?re A�viter une dA�cision qui entA�rinerait, noir sur blanc, le caractA?re illA�gal du projet. Une manoeuvre de plus qui ne fait que renforcer le malaise autour de la lA�gitimitA� de ce piA�tonnier, imposA� coA�te que coA�te.

Les raisons de la contestations : esprit de contradiction ou appel au respect de l’Etat de droit?A�

S’appuyant sur l’indA�niable A� capital sympathie A� du principe de piA�tonnier dans le centre, la Ville de Bruxelles s’est crue autorisA�e A� brA�ler les A�tapes lA�gales, d’abord en refusant le dA�bat sur le Plan de circulation, qui n’a A�tA� rendu public que tardivement, en l’imposant ensuite en dehors des procA�dures requises, en A�vitant enfin de faire rA�aliser une A�tude d’incidences qui aurait permis d’A�viter de nombreuses failles et faillites…

Ce 29 juin 2016, un an aprA?s la fermeture des boulevards du centre A� la circulation automobile, le capital sympathie du piA�tonnier a fondu, la mobilitA� est loin d’A?tre s’A?tre amA�liorA�e et une grande partie du Pentagone souffre du report de circulation vers de nombreuses petites rues. Loin d’A?tre incitA�s A� emprunter les transports en commun (dont l’offre a paradoxalement A�tA� dA�gradA�e), la plupart des automobilistes ont prA�fA�rA� changer de destination plutA?t que de modifier leurs habitudes. Une autre culture de la ville ne se dA�crA?te pas…

Les positions se sont A� ce point crispA�es que certains souhaitent un retour pur, simple et dA�finitif A� la situation d’avant le 29 juin 2015. La Plaftorm Pentagone dA�plore ce clivage, fruit d’un piA�tonnier mal pensA� par la Ville qui, depuis sa tour d’ivoire, vante la vitrine et mA�prise les victimes.

La Platform Pentagone, plus que jamais dA�sireuse d’un vA�ritable projet de sociA�tA� pour une ville apaisA�e, appelle au respect des formes lA�gales dont l’objectif est prA�cisA�ment de concilier les diffA�rents intA�rA?ts lors de la mise en place d’un projet. A fortirori, un projet de cette envergure, dont il convient de se demander, au vu de l’A�nergie dA�ployA�e par les autoritA�s pour contourner les procA�dures lA�gales, s’il ne relA?ve pas davantage de la spA�culation immobiliA?re que d’un sympathique projet de « centre-ville apaisA� ».

Faut-il accepter la politique du fait accompli ?

Face A� la crainte d’un retour en arriA?re dA�finitif, certains sont prA?ts A� soutenir a�?malgrA� touta�? ce piA�tonnier, dans l’espoir de corriger le tir en cours de route. Or, l’avis de l’auditeur vient nous rappeler que celui-ci est surtout et avant tout illA�gal. Si le Conseil d’Etat considA?re le retrait in extremis des permis comme une simple pA�ripA�tie, cet avis a de fortes chances d’A?tre suivi.

Dans ce dossier dA�licat, trop souvent rA�duit A� une discussion A� pour ou contre A�, le danger bien rA�el de prA�cA�dent ne semble pas prA�occuper un grand nombre d’acteurs. Quand nous aurons acceptA� l’illA�galitA� du piA�tonnier parce que c’est un projet qui va A� dans le bon sens A�, comment ferons-nous pour contester par la suite un autreA� projet qui irait dans le mauvais sens ?

D’autres dossiers en cours A� la Ville de Bruxelles, mais aussi au niveau rA�gional, dA�montrent A� quel point le bras de fer entre « passage en force et « respect des procA�dures » risque de faire replonger tout le territoire bruxellois dans un urbanisme du A� fait accompli A�, que nous avons mis tant d’annA�es A� dA�passer, et A� renforcer le rejet de la classe politique par la population.

DA�bat citoyen, projet serein

La Platform Pentagone appelle une nouvelle fois la Ville de Bruxelles A� repartir sur des bases saines, A�tayA�es par une A�tude d’incidences approfondie et soutenue pas un processus de concertation (A� ne pas confondre avec une succession d’apartA�s) synonyme d’un vA�ritable dA�bat public, citoyen, adulte et serein. Il faut objectiver et rA�soudre les problA?mes, en particulier ceux qui sont rencontrA�s par les riverains et les commerA�ants aux abords du piA�tonnier.

La Charte de la Plateform Pentagone reprend les critA?res phare d’un projet commun tournA� vers l’avenir. Ces critA?res inclusifs sont rA�affirmA�s dans la pA�tition de la Platform Pentagone qui a recueilli (en ligne et sur papier) plus de 7.000 signatures.

D’autres modA?les de piA�tonniers sont possibles : les suggestions de la Platform Pentagone

Miroboly_Mai2016




Verjaardag van de voetgangerszone: een jaar spel van kat en muis tussen de Stad en de wettigheid

PERSBERICHT
29 Juni 2016

Le communiquA� en FR

De rechtstaat dient gerespecteerd te worden (dixit Yvan Mayeur, 16 juni 2016)

Op 16 juni, toen de Stad, het Gewest en Beliris op het punt stonden om enkele wijzigingen aan de voetgangerszone aan te kondigen, onder meer de terugkeer van voertuigen aan de uiteinden ervan en aan de Zuidstraat, kwam de auditeur van de Raad van State roet in het eten gooien. Hij gaf een positief advies over de vraag om de vergunning, toegekend voor de aanleg van de voetgangerszone, op te schorten. Het beroep tegen deze vergunning werd ingediend door de handelaars van het stadscentrum. Dit beroep werd voorafgegaan door een ingediend door ARAU, IEB, vier bewoners van de stad en een bvba die het respect van het patrimonium nastreeft. Maar dit laatste beroep is niet opschortend.

Het advies van de auditeur houdt twee ‘ernstige zaken’ in die het mogelijk maakt om de vergunning op te schorten.

Het advies is voornamelijk gebaseerd op het feit dat de aanleg van de voetgangerszone, op het moment van de toekenning van de vergunning, berustte op een Circulatieplan dat zich nog in een testfase bevond en, wat erger is, berustte op achttien voorlopige politieverordeningen. Maatregelen die per definitie beperkt zijn in tijd en niet getroffen zijn om zomaar zonder discussie aanvaard te worden. Het auditeursverslag heeft het ‘Circulatieplan’, dat in december 2014 door de gemeenteraad is aanvaard en dat als basis diende voor de aanleg van de voetgangerszone, ook zwakker (lees: aanvechtbaarder) gemaakt.

Door het intrekken van de vergunningen op 28 juni, dit is aan de vooravond van de pleidooien bij de Raad van State, hoopt het Brussels Gewest te voorkomen dat een beslissing het illegaal karakter van het project zou bekrachtigen. Een zoveelste zet die de malaise rondom de wettigheid van deze opgedrongen voetgangerszone enkel maar bevestigt.

Het waarom van de protestbeweging: tegenspraakdrift of roep naar respect van de rechtstaat ?

De stad Brussel heeft zich veroorloofd, zich baserend op de onbetwistbare sympathie die initieel uitging van een voetgangerszone in het stadscentrum, om enkele (wettelijke) stappen over slaan. Vooreerst door het overleg te weigeren over het Circulatieplan, dat trouwens pas zeer laat bekend is gemaakt. Vervolgens door vereiste procedures over te slaan. En ten slotte door een noodzakelijke effectenstudie te ontwijken, waardoor vele tekortkomingen hadden kunnen vermeden worden.

We zijn nu bij 29 juni 2016 aanbeland, een jaar na de afsluiting van de Centrale lanen voor het autoverkeer, en de onbetwistbare sympathie voor de voetgangerszone is gesmolten als sneeuw voor de zon. Het mobiliteitsprobleem is verre van opgelost en een groot gedeelte van de Vijfhoek lijdt onder de verplaatsing van de verkeersdrukte naar de smalle straten rondom deze zone. Vele automobilisten hebben verkozen om het stadscentrum te vermijden in plaats van hun gewoontes aan te passen, door bijvoorbeeld gebruik te maken van het openbaar vervoer, dat paradoxaal genoeg wel gekortwiekt is geweest. Een andere manier van handelen, van leven, kun je nu eenmaal niet opleggen.

De zaken zijn intussen zodanig uit de hand gelopen dat sommigen zelfs wensen om (definitief) terug te keren naar de toestand van vA?A?r 29 juni 2015. Platform Pentagone betreurt deze tegenstelling. Het resultaat van een slecht bedachte voetgangerszone door de stad, die vanuit haar ivoren toren, fier is op haar verwezenlijkingen maar geen oog heeft voor de nare gevolgen ervan.

Het Platform Pentagone roept op dat de wettelijke normen worden toepast, dat nu net beoogt om tegenstrijdige belangen met elkaar te verzoenen, zeker in verband met dit mastodontproject. Het Platform is meer dan ooit voorstander van een echt maatschappelijk project dat mensen dichter bij elkaar brengt. Wij vragen ons trouwens af of de middelen, die de gezagsdragers zich met man en macht toeA�igenen om de wettelijke procedures te omzeilen, niet horen bij vastgoedspeculatie eerder dan bij een sympatiek project voor het stadscentrum.

Moeten wij een politiek van het ‘voldongen feit’ aanvaarden ?

Omdat sommige mensen een terugkeer naar vroeger vrezen, zijn zij toch bereid om, ondanks alles, toch deze voetgangerszone te aanvaarden, in de hoop er nadien nog iets degelijks van te maken. Maar het advies van de adviseur doet ons eraan herinneren dat de stedenbouwkundige vergunning bovenal onwettig is. Indien de Raad van State de, op het nippertje, teruggetrokken vergunning als een futiele wending beschouwt, dan heeft dit advies een goede kans om gevolgd te worden.

In dit delicaat dossier, dat teveel teruggebracht wordt tot een discussie ‘voor of tegen’, schuilt het gevaar erin dat dit een precedent schept. Vele actoren schijnen zich daar niet van bewust te zijn of maken zich daarover geen zorgen. Als wij deze illegale situatie aanvaarden omdat we denken dat die ‘de goede richting’ uitgaat, hoe kunnen we dan vervolgens nog reageren op een projet dat ‘de slechte richting’ uitgaat ?

Indien de Raad van State het advies van de auditeur bevestigt en onze politieke vertegenwoordigers dit zouden negeren, dan zou dit betekenen dat zij een groot deel van de regionale reglementsomkadering, die gedurende 40 jaar door de molen van het publiek debat is gedraaid, zonder reden naast zich neer zouden leggen.

Het schipperen, bij andere Brusselse stedelijke en regionale dossiers, tussen ‘zaken forceren’ en ‘procedures respecteren’ zorgen ervoor dat wij stilaan neigen naar een stedenbouw van het ‘voldongen feit’, iets waartegen wij al jaren strijden. Dit versterkt tevens de afschuw van de bevolking tegenover de politieke klasse.

Burgerlijk debat, sereen project

Het Platform Pentagone vraagt wederom dat de stad Brussel (her)start op een gezonde basis, ondersteund door een grondige effectenstudie en een echt sereen volwassen publiek debat (niet te verwarren met enkele onderonsjes). Problemen van, vooral, bewoners en handelaars rond de voetgangerszone, moeten op een objectieve manier opgelost worden.

Het Handvest van Platform Pentagone herneemt de belangrijkste criteria van een toekomstgericht gemeenschappelijk project. Deze criteria worden hernomen in de petitie van het Platform Pentagone, dat tot op heden meer dan 7.000 handtekeningen telt.

Andere voorbeelden van voetgangerszone zijn mogelijk: http://www.platformpentagone.be/scenarios/